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Économie – Social

À Saint-Jean-le-Blanc, 400 personnes manifestent contre le nouveau plan régional de santé

jeudi 29 mars 2018 à 16:18 Par Cyrille Ardaud, France Bleu Orléans

Réunie ce jeudi à Saint-Jean-le-Blanc, l'Agence Régionale de Santé (ARS) a voté le Plan Régional de Santé pour la période 2018-2022. Ce texte définit la politique de santé qui sera mise en place dans la région. Les syndicats s'inquiètent des nombreuses coupes budgétaires.

Le personnel médical dénonce le plan régional de santé 2018-2022 qui prévoit de nombreuses coupes budgétaires.
Le personnel médical dénonce le plan régional de santé 2018-2022 qui prévoit de nombreuses coupes budgétaires. © Radio France - Cyrille Ardaud

Saint-Jean-le-Blanc, France

Quatre cents personnes environ se sont rassemblées ce matin devant la salle Montission de Saint-Jean-le-Blanc pour manifester contre le nouveau plan régional de santé. C'est dans cette salle que la conférence régionale de santé se réunissait. Composée de collectivités territoriales, d'usagers, de professionnels du système de santé ou encore d'organismes de protection sociale, la conférence régionale de santé était invitée à donner un avis sur le Plan Régional de Santé 2018-2022. Ce document, définit la politique de santé qui sera mise en place dans la région pour les quatre prochaines années, il devrait être définitivement adopté dans les prochaines semaines. De nombreuses économies sont prévues, notamment dans les hôpitaux. 

On est maltraitant vis-à-vis des patients

L'une des mesures qui ne passent vraiment pas auprès des syndicats, c'est la suppression d'environ 400 postes dans les hôpitaux loirétains. Une réduction des effectifs, qui s'ajouterait à une situation déjà intenable selon les syndicats. Véronique Cochard est infirmière à l'hôpital d'Orléans, et représentante CGT : "On a vraiment le sentiment que l'on fait mal notre travail, que l'on n'a pas le temps d'écouter les patients et on a l'impression de venir travailler à l'usine. Dans les services, vu le rythme imposé aux équipes, on est maltraitant vis-à-vis des patients." 

De nouvelles missions pour les équipes ?

Des équipes qui pourraient se voir confier de nouvelles missions. Dans certains cas très précis, les infirmiers et les infirmières seraient amenés à rédiger des ordonnances, afin de pallier le manque de médecins. Cette annonce met Véronique Cochard en colère : "Les études d'infirmières ce n'est pas la même chose que les études de médecin ! On a l'impression que l'on va faire une médecine au rabais."

Moins d'ambulances, des séjours à l'hôpital plus courts

Autre mesure : la fermeture de quatre services de médecines, dans les hôpitaux de Pithiviers, Neuville-aux-Bois, Sully-sur-Loire et Briare. À chaque fois, ce sont entre 30 et 40 lits qui sont concernés. Des économies en ambulance sont également au programme. Sylvie Bertuit est la secrétaire générale CGT santé dans le Loiret : "Les transports coûtent cher, donc va demander aux gens de moins utiliser les ambulances et les taxis. Dans les campagnes profondes les gens vont rester chez eux, ne plus venir se soigner parce qu'ils ne seront pas remboursés."

Enfin, l'ARS souhaite diminuer la durée des séjours à l'hôpital. Pour cela, des partenariats vont être noués avec des hôtels. C'est déjà le cas à l'hôpital d'Orléans détaille Sylvie Bertuit : "Si vous avez une hospitalisation programmée, avant vous rentriez la veille, désormais on vous demande de rentrer le jour même. Si vous habitez loin on vous habite à prendre une chambre d'hôtel à vos frais. On rentre dans un système de marchandisation de la santé et non plus dans un système de santé publique pour porter soin à l'autre."