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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

A Saint-Omer, les gilets jaunes s'installent dans la durée et aménagent leur camp de base

jeudi 29 novembre 2018 à 16:52 Par Matthieu Darriet, France Bleu Nord

Alors que certains d'entre eux sont sur le pont depuis près de quinze jours, les gilets jaunes se préparent à tenir encore longtemps. Ils cherchent à améliorer leurs conditions d’occupation de la voie publique, comme à Setques, dans l'Audomarois, près du péage de l'A26.

A Setques, près de Saint-Omer, les gilets jaunes sont désormais bien installés. Ils envisagent de passer Noël sur place, si nécessaire.
A Setques, près de Saint-Omer, les gilets jaunes sont désormais bien installés. Ils envisagent de passer Noël sur place, si nécessaire. © Radio France - Matthieu Darriet

Setques, France

A Setques, en bordure d’un rond-point, sur un terrain qui attend la construction d’une entreprise, les gilets jaunes venus de tous les points de mobilisation de l’Audomarois se sont regroupés. Leur camp de base, il s’est monté en moins de 24 heures, raconte Jean-Paul : "On a installé des tentes, de quoi manger, des tables, des chaises, de quoi manger et puis de l'eau. C'est surtout pour ceux qui passent la nuit-là ou qui arrivent tôt le matin". 

Une grande solidarité

Des personnes, qui ne peuvent participer au mouvement, viennent déposer de quoi manger et de quoi boire. Parfois, elles restent un moment pour faire le point et discuter autour des feux qui sont allumés jours et nuit. Hélène a réorganisé sa vie de famille, pour être là le plus souvent possible : "on est contents de venir ici. On voit du monde. Il y a des gens, la veille, on ne leur aurait même pas dit bonjour et là on se parle comme si nous étions des amis. C'est une bonne solidarité, on est fiers."

Grâce à la solidarité, les gilets jaunes du camp de Setques sont régulièrement livrés en bois, nourriture et eau.  - Radio France
Grâce à la solidarité, les gilets jaunes du camp de Setques sont régulièrement livrés en bois, nourriture et eau. © Radio France - Matthieu Darriet

Je suis là pour moi, pour mes enfants... tant qu'on n'obtient pas ce qu'on souhaite, on restera là, quitte à y passer Noël.

Les gilets jaunes envisagent donc clairement de passer encore de longues journées à camper autour des rond-points, encouragés par les klaxons des routiers qui passent à proximité. Des idées d’actions germent tous les jours ; elles sont mises en oeuvre tout de suite ou gardées sous le coude, le temps de laisser venir du monde. En fin de journée sur le camp, il y a une soixantaine de gilets jaunes, à Setques.