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Économie – Social

À Saran, Amazon détruit chaque année des milliers d'objets neufs

dimanche 13 janvier 2019 à 9:35 Par Cyrille Ardaud et François Guéroult, France Bleu Orléans et France Bleu

L'émission Capital, diffusée ce dimanche soir sur M6, promet des révélations. Le géant du commerce en ligne Amazon détruirait chaque année des milliers d'objets neufs invendus, notamment sur son site de Saran (Loiret).

La plupart des objets détruits par le géant américain sont des invendus dont la réexpédition aux fournisseurs coûterait trop cher
La plupart des objets détruits par le géant américain sont des invendus dont la réexpédition aux fournisseurs coûterait trop cher © Radio France - France Bleu Orléans

Saran, France

C'est une révélation qui ne devrait pas faire du bien à l'image de marque d'Amazon, le géant du commerce en ligne. L'émission Capital, diffusée ce dimanche soir sur M6, programme un reportage sur le gaspillage industriel. Et la chaîne promet de dévoiler les agissements du site de vente en ligne américain, qui détruirait chaque année des centaines de milliers d'invendus.

"Toutes les semaines, il y a des bennes chargées de produits neufs, qui seront détruits."

Pour son enquête, le journaliste Guillaume Cahour a réussi à infiltrer les entrepôts d'Amazon à Saran et à Chalon-sur-Saône, où il a tourné en caméra cachée. Il y a découvert que chaque année, des centaines de milliers de produits neufs comme des couches, des jouets, ou des livres finissent tout simplement... à la poubelle, enfouis à Chevilly.

Pour le reporter : "C'est un tabou, la plupart des salariés ne sont pas même pas au courant. Il a fallu identifier l'équipe chargée de ce travail pour avoir des informations fiables et précises. Toutes les semaines, il y a des bennes chargées de produits neufs, qui seront détruits."

La destruction coûte moins cher que la réexpédition

Ces destructions obéissent à une logique économique qui peut sembler totalement aberrante. Les invendus coûteraient en fait trop cher à être réexpédiés aux fournisseurs. Guillaume Cahour détaille : "Amazon fait appel à des vendeurs tiers qui proposent leur propre catalogue sur le site. Amazon propose de stocker la marchandise dans leurs entrepôts, pour que les commandes arrivent plus vite. Mais ils ne veulent pas que les produits restent trop longtemps sur les étagères. Donc quand ça ne se vend pas, Amazon propose aux vendeurs de récupérer la marchandise à leurs frais ou alors de la faire détruire. Et la deuxième option coûte bien moins cher : entre 10 et 15 centimes l'unité." Il poursuit : "Les vendeurs qu'on a pu interrogé nous ont dit qu'ils préféreraient qu'Amazon les aide à trouver des filières de dons. Mais la firme ne le fait pas."

Amazon a refusé de s'exprimer sur le sujet. Rappelons que l'entreprise était plus loquace en octobre dernier quand elle a offert 6 000 jouets invendus à des enfants hospitalisés. Le reportage est à découvrir dès 21 heures sur M6, dans l'émission Capital.