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Économie – Social

À Is-sur-Tille, dans l’antre des friteuses SEB

jeudi 26 avril 2018 à 6:03 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne et France Bleu

Ce jeudi 26 avril, France Bleu Bourgogne vous invite à découvrir l'un des fleurons de l'industrie bourguignonne. La Société d'Emboutissage de Bourgogne, la SEB, implantée à Selongey, son fief historique, mais aussi à Is-sur-Tille où est fabriqué une célèbre friteuse.

Sur chaque ligne, 770 friteuses sont fabriquées chaque jour
Sur chaque ligne, 770 friteuses sont fabriquées chaque jour © Radio France - Jacky Page

Is-sur-Tille, France

Christian Poulin, directeur industriel, nous fait visiter son usine, installée dans la zone industrielle d’Is-sur-Tille. Ici, sur chacune des 8 lignes de production 770 friteuses Actifry sont réalisées chaque jour. Cette friteuse qui utilise très peu d'huile, est devenue le produit phare de l'usine. Une innovation qui a sauvé le site selon Christian Poulin : « en 2007, c’était difficile, on avait vraiment une baisse des ventes de friteuses à bain d’huile. Avec Actifry, dès la deuxième année, on était au-delà des 350.000 produits, la troisième on approchait le million, et depuis 2010, on est au-dessus du million ».

Aujourd’hui, ces friteuses se déclinent en plusieurs modèles, avec plusieurs contenances, il y a aussi le modèle deux en un où vous pouvez cuire à la fois de la viande et des légumes. « Il y a beaucoup plus d’électronique, beaucoup plus de solutions de cuisine, puisqu’aujourd’hui on peut régler la chauffe, la vitesse de rotation des pales, on a même des machines connectées. Avec une machine connectée vous pouvez faire l’ensemble des plats que vous voulez, vous pouvez suivre les recettes, faire vos achats en ligne par rapport à la recette ».

►Vidéo : dans l'usine où sont fabriquées les friteuses SEB

Huit friteuses sur dix sont exportées

80% des friteuses sont exportées. Cela implique d'adapter les appareils à chaque pays. C'est ce que vient de faire Laetitia en rectifiant le réglage d'une machine. Elle supervise l'une des lignes de production. « D’un pays à un autre, le moteur peut changer, puisque ça varie, 230 V pour la France, 240 en Angleterre, on peut aussi fabriquer du 120 V pour le Canada. Les composants changent, donc sur les machines, il y a aussi un changement à faire ». Sur chaque ligne de production, 11 ouvrières s’activent. Pour éviter l’apparition de troubles musculo-squelettiques, dus aux gestes répétitifs, les ouvrières changent de poste toutes les heures. Dans le même souci, certaines tâches ont été robotisées.

Des essais en laboratoire pour adapter le produit à chaque pays

Des odeurs de cuisine s'échappent d'un autre bâtiment. Penchée sur une friteuse, Marie-Noëlle, une employée en blouse blanche, surveille le mijotage d'un mélange de légumes : « c’est un produit surgelé, une ratatouille, avec une boîte de tomates pelées. Une cuisson de 20 minutes, et on vérifie si tout fonctionne bien, si les éléments ne bougent pas ». C'est le laboratoire de l'usine SEB d'Is sur Tille. Ici, des dizaines de friteuses sont testées, dans la phase de création du produit, pour s’assurer que le produit donnera bien les résultats de cuissons escomptés, avec une durée de vie satisfaisante. 

Dans le laboratoire, longévité, efficacité des appareils, et recettes, sont testées. - Radio France
Dans le laboratoire, longévité, efficacité des appareils, et recettes, sont testées. © Radio France - Jacky Page

Entre autres produits alimentaires, une dizaine de tonnes de pommes de terre passent dans les friteuses, dans le souci de s'adapter aux spécificités des clients étrangers, précise Christian Poulin : « par exemple, pour les pays de l’Est, on va faire cuire des pommes de terre du type de celles qui sont cultivées dans ces pays-là, pour voir si on obtient le résultat attendu ». Et c'est le Canada qui est le plus friand des friteuses que produisent les 250 salariés de l'usine SEB d'Is-sur-Tille.