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Économie – Social

À Toulouse, la discipline militaire pour remettre les jeunes sur le chemin de l'emploi

jeudi 26 avril 2018 à 4:02 Par Nolwenn Quioc, France Bleu Occitanie

L'Epide de Toulouse fête son premier anniversaire. Le seul Etablissement pour l'insertion dans l'emploi d'Occitanie accueille 135 "volontaires", des jeunes de 18 à 25 ans sans emploi et en décrochage. Le but : les réinsérer dans la société, grâce à un cadre d'inspiration militaire.

L'Epide de Toulouse accueille actuellement 135 volontaires, il y en aura 150 à la fin du mois de mai
L'Epide de Toulouse accueille actuellement 135 volontaires, il y en aura 150 à la fin du mois de mai © Radio France - Nolwenn Quioc

Toulouse, France

Réveil à 6h, rassemblements au garde à vous, uniforme, levée du drapeau et Marseillaise une fois par semaine : à l'Epide, les volontaires sont prévenus, il va falloir se conformer à des règles très strictes. A l'origine placés sous la tutelle du Ministère de la défense, les centres Epide ont gardé un goût pour la discipline et le respect des règles. Objectif : donner un cadre à des jeunes qui sont souvent en rupture avec la société. 

"Aujourd'hui à 18, 19 ou 20 ans, certains sont proches de passer à des actes qui ne sont pas les meilleurs" explique Claude Dinolfo, le directeur de l'Epide de Toulouse. Ils sont tous au chômage, n'ont pas trouvé pas de formation ou de travail par manque de diplôme ou de connaissances, ils ont pour beaucoup arrêté le lycée avant d'avoir le bac et ne savent pas forcément ce qu'ils veulent faire de leur vie. "Ils ont besoin de reprendre les codes de la vie sociale, et cette rigueur que l'on a ici permet de remettre en place ces codes là".

Ce sont eux qui demandent à avoir un cadre strict, ils me le disent souvent" - Claude Dinolfo

Des jeunes en rupture mais qui veulent s'en sortir

Car les 135 jeunes accueillis sont là sur la base du volontariat. Amada était au chômage, avec un CAP dans le bâtiment, il souhaitait se reconvertir dans les métiers de la sécurité, mais impossible pour ce Castrais de trouver une formation. "Je restais à la maison, je dormais, je me levais comme je voulais. Quand je me levais, je n'avais rien à faire, j'avais des galères, je ne faisais rien de mes journées". Quand la mission locale lui a proposé de s'inscrire à l'Epide, il n'a donc pas hésité. 

Reportage à l'Epide de Toulouse qui fête son premier anniversaire

Coiffeur, agent de sécurité ou installateur de fibre optique

Sofiane, lui, a eu un peu de mal avec la discipline militaire au début de son séjour. "La première semaine, ça fait bizarre, mais après on s'habitue rapidement!". Pour lui, l'Epide est un bon entrainement avant de tenter les concours de la Marine. Environ la moitié des encadrant sont des anciens militaires, et 10 à 15% des jeunes s'engagent dans l'Armée à l'issue de leur séjour à l'Epide. Mais ce n'est pas le seul débouché : coiffeur, aide-soignant, installateur de fibre optique, les jeunes ont de nombreux projets, que l'équipe encadrante aide à réaliser, grâce à des ateliers d'accompagnement à la recherche d'emploi, mais aussi de la remise à niveau scolaire, du sport et des projets citoyens. "Le but c'est de leur redonner confiance en eux" insiste Claude Dinolfo.

A la fin des 8 mois, 55% des jeunes trouvent une formation ou un emploi, souvent en alternance. Toutes les informations sur le site internet des 19 centres Epide de France