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A Toulouse, les salariés d'Airbus seront fixés sur leur sort avant fin juillet

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Occitanie, France Bleu

INTERVIEW FRANCE BLEU | Le PDG d'Airbus, Guillaume Faury, fait le point sur l'importance du plan de soutien à la filière aéronautique. Il insiste pour résister et rebondir alors que l'aviation dit-il a perdu entre 35% et 40% de son activité pour 2020 et 2021 au moins.

Guillaume Faury le PDG d'Airbus Group
Guillaume Faury le PDG d'Airbus Group © Maxppp - Guillaume Horcajuelo

Quelques heures après l'annonce du plan aéronautique, le PDG d'Airbus Group, Guillaume Faury a accordé une interview à France Bleu Occitanie. "Un plan adapté à la situation. C'est très important de travailler pour amortir l'impact de cette crise sur l'emploi parce que les enjeux sont considérables." Voilà ce que dit le Président Directeur Général d'Airbus, Guillaume Faury, à propos du plan de soutien à la filière aéronautique présenté ce mardi par le ministre de l'Economie : 15 milliards d'euros dont la moitié dédiée à la filière aéronautique et aux grands donneurs d'ordre. 

L'impact sur l'emploi : réponse fin juillet

A la question de savoir combien d'emplois vont disparaître chez Airbus et de quelle manière, la réponse du PDG se veut factuelle : "C'est très difficile de répondre avec des certitudes. On a beaucoup de travail pour s'adapter à la situation de remise en vol progressive par les compagnies aériennes. On fait tout ce qu'on peut pour minimiser l'impact sur l'emploi mais on a aussi une responsabilité sur le moyen et sur le long terme pour pouvoir recommencer à innover". 

J'aimerais qu'on parte en vacances fin juillet avec les annonces et le travail terminé pour qu'on puisse au mois de septembre s'attaquer à la phase suivante de cette crise. Guillaume Faury sur France Bleu Occitanie

Quand on avance les chiffres de 10 000 suppressions de postes donnés par la presse britannique Guillaume Faury botte en touche : "Il faut laisser tout le monde travailler. Nous chez Airbus, on ne fait pas de réponse à ce stade de la partie. Il faut absolument que Airbus sorte de cette crise en ayant la capacité à recommencer à innover et à préparer l'avenir. C'est un arbitrage entre le court terme et le moyen terme qu'il faut faire. Donc réponse un peu plus tard, j'aimerais qu'on parte en vacances fin juillet avec les annonces et le travail terminé pour qu'on puisse au mois de septembre s'attaquer à la phase suivante de cette crise. Pas de certitude à ce stade mais il reste des semaines de travail" 

Ecoutez l'interview de Guillaume Faury, le PDG d'Airbus en intégralité

L'avenir du hall Lagardère 

Autre point sur lequel la réponse de Guillaume Faury est attendue c'est l'avenir de l'usine Lagardère à Blagnac. Les élus d’Occitanie, le ministre de l’économie pressent Airbus depuis le début de la semaine de leur garantir que le site qui fabrique les A380 sera bien reconverti pour construire l’A321 XLR (actuellement fabriqué à Hambourg). "Cet investissement c'est nous qui l'avons décidé et engagé. On l'a fait parce que nous étions en forte croissance de nos avions de la famille A320 et en particulier A321. Malheureusement avec cette crise, les besoins de production ne sont plus les mêmes et donc _on n'a plus de raison de continuer à dépenser de l'argent pour construire une capacité de production dont on n'aura pas besoin_. Alors ça ne veut pas dire que le projet est abandonné pour toujours il est simplement mis sur pause. Et on verra à quel moment il sera réapproprié de relancer les choses mais en attendant on assez de capacité de production de la famille A320 . La priorité c'est de voir les compagnies aériennes retrouver leur capacité de vol de 2019, peut-être en 2022 ou 2023". 

Ca ne veut pas dire que le projet est abandonné pour toujours, il est simplement mis sur pause. Et on verra à quel moment il sera réapproprié de relancer les choses. Guillaume Faury, le PDG d'Airbus Group

Dans ces conditions, l'avenir des salariés et des compagnons engagés sur le site Lagardère n'est pas plus menacé que sur les autres sites d'Airbus si l'on en croit le PDG : "par solidarité, il faut regarder le problème dans son ensemble et les solutions sont à trouver dans l'activité aéronautique dans son ensemble." 

Les sous-traitants doivent eux aussi s'adapter dans la crise

La perte d'activité chez Airbus se traduit par une perte d'activité à peu près proportionnelle dans toutes les petites sociétés qui travaillent pour l'avionneur toulousain, constate Guillaume Faury. Mais, le PDG d'Airbus redit que "chacun est absolument indispensable". Il réaffirme l'importance du fonds d'intervention (200 millions d'€) construit notamment avec les quatre grands industriels dont Airbus qui met près de 120 millions d'euros sur la table. "On va travailler en équipe, on a tous besoin les uns des autres", veut rassurer le patron d'Airbus.

Fabriquer un avion se fait à 30% chez Airbus et 70% chez les fournisseurs et l'impact sera proportionnel : "ils feront face aux baisses de cadences et de production de la même façon". 

Le scénario que l'on espère tous...

Guillaume Faury espère que sur les avions moyens courriers la remontée en cadence se fera en 2022-2023, pour les longs courriers, il mise plutôt entre 2023 et 2025. "Ce n'est pas une courte crise pour le secteur c'est une crise profonde". Peut-on alors imaginer un trou d'air puis de nouvelles embauches ou réembauches comme après le plan d'économie Power 8 en 2007 ? "C'est le scénario que l'on espère tous, glisse le PDG d'Airbus, on pense tous qu'il est le plus probable : à long terme _l'aéronautique va continuer à croître mais pour arriver de l'autre côté, il faut gérer à court terme_. Et on se met dans cet état d'esprit-là (...) avec des avions décarbonés (...) avec peut-être un remplacement des avions existants". 

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