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Économie - Social

A Tours, entre 3400 et 4000 personnes dans la manifestation contre les retraites

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Par , France Bleu Touraine

Entre 3400 et 4000 personnes ont une nouvelle fois défilé, ce vendredi après-midi à Tours, contre la réforme des retraites. Beaucoup sont mobilisés depuis le tout début de la contestation. Dans ces conditions, pas facile de tenir financièrement.

Les enseignants étaient notamment très nombreux dans le cortège de ce vendredi à Tours
Les enseignants étaient notamment très nombreux dans le cortège de ce vendredi à Tours © Maxppp - Annabelle Wanecque

Tours, France

Le décompte se poursuit. On en est au 51ème jour de grève contre la réforme des retraites. Ce vendredi c'était aussi la 7ème journée nationale de grève et de manifestations partout en France à l'appel de l'intersyndicale. Date symbolique, au jour de la présentation du projet de loi en conseil des ministres.  

A Tours, entre 3400 (selon la police) et 4000 personnes (selon les syndicats) ont défilé ce vendredi après-midi dans les rues du centre ville. C'est plus que lors des trois dernières mobilisations, mais moins que le 9 janvier dernier. Dans le cortège, des cheminots bien sûr, mais aussi des personnels hospitaliers, beaucoup d'enseignants, des avocats, des salariés du privé aussi comme ceux de SKF. Tous sont toujours aussi mobilisés, toujours aussi opposés à une retraite à points. Malgré le retrait, provisoire, de l'âge pivot dans le projet de loi, eux continuent de réclamer le retrait pur et simple du texte.  

"On fait parfois juste des débrayages, parce qu'il faut bien qu'on mange à la fin du mois" - Un salarié de SKF

Mais comment tenir après autant de semaines de mobilisation ? Pas si simple. Karim en sait quelque chose. Il est professeur de maths au lycée Descartes à Tours, en grève depuis le 5 décembre, exceptés ses congés et quelques jours par ci par là. Une mobilisation qui ne se ressent pas encore sur sa fiche de paye, mais qu'il a déjà commencé à anticiper, en puisant par exemple dans ses économies. "Je peux aller à un repas, une fête, et j'amène rien, je suis dispensé. Ou je me fais inviter à manger. Mais je suis pas à la dèche comme peuvent l'être certains cheminots". 

Système débrouille aussi pour ce salarié de SKF, qui s'est mobilisé lors de toutes les grandes journées d'action. "On fait des journées complètes de grève et parfois juste des débrayages, parce qu'il faut bien qu'on mange à la fin du mois. Mais _on est persuadé d'un truc qui est pas juste, alors on continue_"

"Je préfère perdre un peu d'argent maintenant plutôt que d'avoir 20 ou 30% de pension en moins" - Valérie, agent administratif à Tours Métropole

Et c'est ce que beaucoup disent dans le cortège, comme Valérie, agent administratif à la métropole de Tours. Oui on se serre la ceinture, mais c'est un choix. "Je préfère perdre un peu d'argent maintenant plutôt que d'avoir 20 ou 30% de pension en moins au moment de la retraite et de travailler jusqu'à 65, 67 ans"

Et gare à tous ceux qui, au gouvernement, tenteraient de les faire passer pour des jusqu'au-boutistes. C'est le professeur de maths, Karim, qui résume le sentiment général. "C'est plutôt le gouvernement qui est jusqu'au-boutiste. Il n'entend rien, il ne veut pas écouter ce qui se passe". Lui se dit d'ailleurs inquiet d'une possible radicalisation du mouvement. "On perd de l'argent, on est à bout" renchérit le salarié de SKF.

La CGT, FO, Solidaires et la FSU appelle d'ores et déjà à une nouvelle journée d'action mercredi prochain, le 29 janvier. Sans la CFE-CGC pour une fois.

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