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Dossier : Coronavirus Covid-19

À une semaine du déconfinement, des dégâts économiques considérables

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

J -7 avant la réouverture de nombreux commerces. Lundi 11 mai la vie économique va reprendre progressivement pour des entreprises qui étaient en sommeil depuis deux mois maintenant et le début du confinement. Une période qui va laisser des traces.

Les rideaux baissés depuis des semaines pour des milliers de commercants.
Les rideaux baissés depuis des semaines pour des milliers de commercants. © Maxppp - Francois Destoc

Le compte à rebours est plus que jamais enclenché pour de très nombreux commerces et entreprises : si les directives ne changent pas d’ici là, ils pourront rouvrir leurs portes et reprendre une activité à partir de lundi, après quasiment deux mois de confinement. Il ne s’agira pas d’un retour à la normale car les effets de cette période sur l’économie vont forcément être négatifs, entre le chômage partiel, les contrats non renouvelés, les commandes en suspens et les clients qui ne vont pas nécessairement reprendre immédiatement leurs anciennes habitudes.

"Pas de perspective d’amélioration"

L’économie va donc repartir progressivement mais beaucoup de mal est déjà fait. Le chômage est bien sûr l’un des indicateurs : une augmentation brutale en mars pour atteindre, en quelques jours, des niveaux qu’on n’avait pas connu depuis 3 ans. La reprise des activités se fera donc avec un marché de l’emploi dans un état catastrophique. Exemple dans  la Loire avec Alain Fouquet, le responsable départementale de DIRECCTE (la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) : "ce qui s'est passé au mois de mars risque de se reproduire de façon certaine en avril. Après il y aura le déconfinement et une reprise économique qui peut laisser penser que les résultats s'amélioreront. En tout cas dans la période immédiate il n'y a pas de perspective d'amélioration sensible".

C’est donc maintenant que les entreprises vont être confrontés à la réalité de la reprise et de la continuité de leurs activité malgré les dispositifs d’aide et les reports de cotisations et d’impôts. Est-ce que le chômage partiel (108 000 personnes actuellement dans la Loire) va se transformer en licenciements économiques pour des structures qui avancent sur un fil ? Elles sont par exemple 9000 dans le département à avoir fait appel au fonds de solidarité. 

"Comment les consommateurs vont-ils se comporter ?"

De nombreux secteurs sont en sommeil et c’est le cas de l’immobilier. À Saint-Étienne, le cabinet de Michel Mérieux est spécialisé dans les transactions de locaux commerciaux. Depuis presque deux mois, tout est à l’arrêt et la reprise dépendra de la santé future des commerces et des artisans. "Tout a été gelé, les dossiers en cours, tous les projets ont été stoppés" explique-t-il. "Aujourd'hui il va falloir relancer la machine mais c'est un peu compliqué car on ne sait pas où on va, on ne sait pas quand cela va se terminer. On ne sait pas quand on reprendra le boulot normalement, on ne sait pas comment les consommateurs vont se comporter. On a tous l'espoir que ça va repartir mais il faut que ce satané virus nous fiche la paix !"

Pour les collectivités, aussi, le bilan est négatif. À Saint-Étienne par exemple : trois millions d’euros de dépenses non prévues pour se protéger contre le virus, et dans le même temps, dix millions d’euros de recettes en moins. Une dynamique qui creuse naturellement les bilans financiers de manière vertigineuse

Trois questions à Daniel Villareale, président de la CPME 42 (Confédération des Petites et Moyennes Entreprises)

Dans quel état d'esprit sont les PME à quelques jours d'une relative reprise d'activité ?

"Elles sont dans l'expectative, tout le monde est très inquiet. Il y a d'abord eu une phase de sidération liée à la crise sanitaire. Aujourd'hui tout le monde essaie de se projeter dans l'avenir. Plus rien ne sera comme avant et toutes les entreprises vont être obligées de réinventer leurs process de production, leur manière de faire du commerce et de s'adapter à cette nouvelle vie."

Certaines auront l'opportunité de s'adapter mais pour beaucoup cette période de confinement aura été fatale...

"Il y a bien entendu une première vague d'entreprises qui vont faire faillite rapidement. Comme on craint la 2e vague du virus, on craint la 2e vague des faillites économiques. Celles qui auront résisté à la crise pendant quelques mois en prenant des PGE (prêts garantis par l’État) mais quand il faudra rembourser les échéances existantes, les reports de charges et qu'il n'y aura plus de PGE parce qu’on sera à court de trésorerie, il risque d'y avoir une 2e vague de faillites conséquente."

Avec un facteur aussi déterminant que flou : la consommation et les contours de sa reprise...

"On est loin de ce que les économistes appellent une reprise en V. Elle sera lente et progressive. Sur un horizon court-termiste, les entreprises ne retrouveront pas 100% de leur chiffre d'affaires. je ne vois pas trop comment avec des solutions traditionnelles on peut se sortir de tout cela. je ne sais pas si tout le monde se rend compte de l'état catastrophique dans lequel vont se retrouver nos PME mais c'est vraiment très inquiétant."

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