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Économie – Social

Abattoir de Challans : "On pensait finir notre carrière ici, maintenant il faut rebondir"

mardi 5 février 2019 à 18:14 Par Marc Bertrand, France Bleu Loire Océan

Les 140 salariés de l'abattoir de Challans vont recevoir leurs lettres de licenciement d'ici trois semaines, après la liquidation judiciaire de l'entreprise. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi l'abattoir a fermé. Ils reprochent à la direction son manque de communication.

La façade de l'abattoir de Challans, à l'arrêt depuis le mois de décembre.
La façade de l'abattoir de Challans, à l'arrêt depuis le mois de décembre. © Radio France - Marc Bertrand

Challans, France

C'était leur première réunion depuis la liquidation judiciaire. Les 140 salariés de l'abattoir Covia de Challans se sont retrouvés sur le site mardi 5 février, quatre jours après que la décision du tribunal de commerce. La mairie et la région pensent qu'il est toujours possible de trouver un repreneur pour l'abattoir. Mais qui dit liquidation, dit que désormais un potentiel repreneur n'aurait aucune obligation vis-à-vis des 140 salariés. Ils recevront leurs lettres de licenciement d'ici trois semaines.

Certains salariés ne savent pas lire ni écrire

Penser à l'après, et à retrouver du travail. Les chauffeurs poids-lourds de la société, y sont déjà. Le secteur embauche et plusieurs n'attendent plus que la lettre officielle de licenciement pour commencer un nouvel emploi. Les salariés ont droit à un "contrat de sécurisation professionnelle" qui va leur permettre de bénéficier de formations et d'un accompagnement. Pour certains, ce sera plus que nécessaire.

En 33 ans j'ai vécu de belles et des moins belles choses ici. Moi je pensais finir ma carrière à l'abattoir. C'est mon premier licenciement ! Maintenant il va falloir rebondir - Philippe, 52 ans

Beaucoup de salariés ont peu ou pas de qualifications, pour d'autres, c'est la première fois en 20 ou 30 ans qu'ils cherchent du travail. Même si le secteur embauche et que la Vendée est un département qui compte peu de chômage, les prochains mois s'annoncent compliqués.

Négocier des indemnités supralégales

D'autant que l'abattage, c'est un métier qui casse, les épaules et les bras notamment, à force de manipuler les carcasses. Certains salariés sont reconnus travailleurs handicapés. D'autres n'ont pas les bases requises pour retrouver un emploi facilement. 

Le reclassement sera compliqué pour certains, ceux qui ont passé les 20 ou 30 dernières années ici. On a quelques salariés à l'abattage qui ne savent pas lire ni écrire" - Raphaël, élu du personnel

La question de l'après-liquidation, c'est aussi celle des indemnités. Les syndicats tentent de négocier des indemnités supérieures au minimum légal, mais "la société est très endettée, pas sûr qu'elle pourra se le permettre financièrement", regrette un délégué syndical.