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Économie – Social

Abattoir du Boischaut : "Je ne suis pas sûr qu'on soit prêt à rouvrir pour le 5 février" estime le préfet de l'Indre

mardi 29 janvier 2019 à 17:25 - Mis à jour le mardi 29 janvier 2019 à 19:52 Par Régis Hervé, France Bleu Berry

A l'occasion de ses voeux à la presse, le préfet de l'Indre Thierry Bonnier a évoqué plusieurs dossiers, comme la désertification médicale ou encore celui de l'abbatoir du Boischaut à Lacs, fermé depuis le mois de novembre après la diffusion d'une vidéo de l'association de défense des animaux L214.

Thierry Bonnier, préfet du département de l'Indre
Thierry Bonnier, préfet du département de l'Indre © Radio France - Régis Hervé

Châteauroux, France

"Il faut rouvrir le plus rapidement possible mais il faut être en capacité de le faire de manière sérieuse et qualitative" : Le préfet de l'Indre qui a évoqué ce jeudi lors de ses voeux à la presse, les dosssiers concernant le département, s'est bien sûr arrété sur celui de l'abbatoir du Boischaut à Lacs. Fermé par arrêté préfectoral depuis le début novembre, après la diffusion d'une vidéo de l'association de défense des animaux L214, le site doit rouvrir avant le 5 fevrier s'il ne veut pas perdre son agrément d'abattage. Mais sur ce point, le préfet Thierry Bonnier s'est voulu rassurant : "Je préfère que nous prenions un peu plus de temps si nous ne sommes pas tout à fait au rendez vous du 5 février...le sujet, c'est d'offrir un outil industriel au service du territoire, qui soit de qualité, avec un modèle économique adapté et ne pas retourner dans les errements passés ; très franchement, je l'espère mais je ne suis pas sûr qu'on soit tout à fait prêts pour le 5 février". L'abattoir du Boischaut est une unité multi-espèces avec des procédures d'abbatage différentes selon les animaux. Du coup, l'idée d'une ouverture échelonnée, ligne d'abbatage par ligne d'abbatage, fait partie des options qui sont sur la table : "Nous nous mettons en ordre de marche pour pouvoir gérer les différents scénarios et les modalités d'une réouverture globale ou progresssive"

"Je ne suis pas sur qu'on soit prêt à rouvrir pour le 5 février" : Thierry Bonnier sur la réouverture de l'abattoir du Boischaut à Lacs

Lutte contre la désertification médicale : l'Indre a des atouts mais il faut "fédérer les énergies"

Autre sujet évoqué par le préfet de l'Indre, celui de la désertification médicale dans le département. En soulignant la nécessité de fédérer les énergies des différentes parties concernées, le représentant de l'etat a insisté sur le fait que l'Indre a des atouts. Les différents acteurs qui oeuvrent dans le champ de la santé se sont donc retrouvés lundi soir en préfecture, en présence de la directrice de l'Agence Régionale de Santé et de nombreux élus. Dans le cadre de son "plan santé" annoncé en septembre dernier, le président Macron avait annoncé qu'une des mesures visait à recruter dès 2019, 400 généralistes salariés par des hôpitaux de proximité et des centres de santé dans les zones "sous-denses". Le préfet de l'Indre entend bien être prêt, avec un vrai projet de territoire à l'échelle du département,  lorsque les procédures seront lancées, sans doute au cours du premier semestre : "Nous, dans l'Indre, on espère en récupérer, en attirer cinq ou six...s'il y en a plus, il n'y aura pas de problème pour les accueillir"

Manifestation des gilets jaunes samedi à Châteauroux : la préfecture prendra sa décision jeudi

Le préfet de l'Indre a aussi évoqué la manifestation "nationale" des gilets jaunes prévue à Châteauroux samedi 2 février. Une déclaration a été déposée en préfecture : sera-t-elle validée ? Le représentant de l'état et son directeur de cabinet Bruno Mouget, précisent qu'une décision sera prise jeudi. Une nouvelle rencontre avec les organisateurs est prévue ce mercredi en début d'après midi. Combien seront-ils à manifester alors qu'un autre rassemblement est prévu à Tours ? Difficile de le dire pour l'instant. Les organisateurs parlent de plusieurs milliers.Quoi qu'il arrive, le dispositif de sécurité sera adpaté "jusqu'à la fourchette la plus haute" a souligné le préfet Thierry Bonnier