Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Abattoir du Boischaut : "ça nous fait souffrir", disent les éleveurs présents au concours charolais de la Châtre

samedi 10 novembre 2018 à 6:31 Par Simon Soubieux, France Bleu Berry et France Bleu

Une semaine après la diffusion des images de L214 et la fermeture de l'abattoir du Boischaut, près de la Châtre, les éleveurs berrichons ne décolèrent pas. Ils se sentent montrés du doigt. D'autant que les conséquences économiques de cette fermeture commencent à se faire sentir.

Les éleveurs ne décolèrent pas après la diffusion des images de L214.
Les éleveurs ne décolèrent pas après la diffusion des images de L214. © Radio France - Simon Soubieux

La Châtre, France

Cela fait maintenant une semaine que l'association de défense animale L214 a diffusé ses images filmées en caméras cachées dans l'abattoir du Boischaut. Une semaine également que ce même abattoir a été fermée sur ordre du préfet à la demande du ministre de l'agriculture Didier Guillaume. Une situation qui fait souffrir bon nombre d'éleveurs du Berry.

"Bien sûr que ça nous fait souffrir. Pour des petites erreurs dans un abattoir, c'est toute la filière qui est mise en cause" Philippe, éleveur dans l'Indre 

Les éleveurs subissent premièrement les conséquences économiques de cette fermeture : manque de place dans les abattoirs, coûts supplémentaires... En plus de ça, ils se sentent une nouvelle fois visés par l'opinion publique : "Nous n'avons pas à recevoir de leçon sur le bien-être animal de la part de personnes qui ne connaissent rien à l'élevage. Quand je vois la façon dont on nous traite aujourd'hui, c'est écœurant.", se désole Philippe, éleveur dans l'Indre. Certains éleveurs, qui préfèrent rester anonymes, ont même reçu des lettres de la part de défenseurs de la cause animale. 

"Nous sommes tout le temps mis en cause. Un coup c'est ça, un coup c'est autre chose. On dit que les éleveurs polluent, puis une semaine après qu'ils ne respectent pas leurs animaux. C'est fatigant..." Benoît, éleveur dans l'Indre 

Pour les éleveurs, il faut maintenant s'en remettre : "Ce n'est pas facile", commence David, "mais il faut avancer". 

La période est exécrable pour la filière élevage dans l'Indre. En plus de la fermeture de l'abattoir, les éleveurs subissent toujours de plein fouet les conséquences de la sécheresse.