Économie – Social

Abattoirs Gad : encore l'attente pour les salariés

Par Typhaine Morin, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu Loire Océan mercredi 9 octobre 2013 à 13:21 Mis à jour le mercredi 9 octobre 2013 à 16:33

Les salariés de Gad à Lampaul, lors d'un blocage du site, en septembre
Les salariés de Gad à Lampaul, lors d'un blocage du site, en septembre © MAXPPP - MAXPPP/Davis Ademas

Le tribunal de commerce de Rennes rendra sa décision vendredi à 17h sur l'avenir des abattoirs Gad. Les 1.700 salariés de la société placée en redressement judiciaire depuis février, sont suspendus à ce jugement. Mercredi, la direction a présenté son plan de continuation.

Le plan de continuation présenté mercredi par la direction de Gad SAS prévoit la suppression de plusieurs centaines d'emplois. Il prévoit la fermeture du site de Lampaul-Guimiliau, dans le Finistère, qui compte 850 salariés. Le plan propose aussi la fermeture du site de Saint-Nazaire (64 salariés) et du siège du groupe (54 salariés) près le Morlaix. L'activité abattage et découpe de Lampaul serait recentrée sur l'abattoir de Josselin, qui compte plus de 600 salariés, et 343 emplois pourraient y être créés.  

Le week-end dernier, les salariés de Lampaul ont bloqué le site pour obtenir de meilleures primes de licenciement. Lundi, lors d'un comité central d'entreprise (CCE), les représentants du personnel ont obtenu des primes de 1.000 à 4.940 euros par année de présence en fonction de l'expérience dans l'entreprise. Les primes légales s'élèvent en moyenne à 300 euros. 

8.000 emplois directs et indirects

Pour les syndicats, la fermeture du site de Lampaul aurait pour conséquence la suppression de 8.000 emplois directs et indirects dans un rayon de 50 kilomètres. 

Reportage à Lampaul de Valérie Le Nigen

Les salariés s'attendaient à ce que la décision du tribunal de commerce ne soit pas rendue ce mercredi mais pour autant, cette attente est très difficile.

Pour le maire de Lampaul-Guimiliau, cette attente a trop duré. "Les salariés sont dans une tension extrême ", explique Jean-Marc Puchois. "C'est encore trois jours de souffrance pour des hommes et des femmes qui ne veulent qu'une chose, c'est travailler ."

"Une attente de trop", pour le maire de Lampaul, Jean-Marc Puchois

Si vendredi le tribunal rejette le plan de continuation, la société serait placée en liquidation.