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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement : accueil, clés, draps, petit-déjeuner... Les hôtels s'adaptent

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Par , France Bleu Hérault

S'ils n'en n'avaient pas l'obligation, la plupart des hôtels a fermé pendant le confinement. Les établissements rouvrent petit à petit, en intégrant de nouvelles normes sanitaires.

Une vitre de plexiglas a été installée par Nathalie Quentin à l'accueil de son hôtel
Une vitre de plexiglas a été installée par Nathalie Quentin à l'accueil de son hôtel © Radio France - Elena Louazon

L'activité des hôtels reprend progressivement. Certains ont rouvert dès la fin du confinement le 11 mai ou n'avaient jamais fermé, d'autres reprennent ces jours-ci. Une réouverture dans des conditions un peu particulières : si les grandes chaînes appliquent un protocole sanitaire défini, les hôteliers indépendants n'ont pas reçu de consignes sanitaires strictes, uniquement des propositions. Il a fallu innover pour proposer un hébergement sans risque. 

Un hôtel sans contact physique

À deux pas de la place de la Canourgue à Montpellier, Nathalie Quentin travaille à la réouverture de son hôtel depuis des semaines pour réussir à limiter au maximum les contacts. Une vitre en plexiglas a été installée à l'accueil, le parcours d'arrivée est balisé. "Dès qu'un client va arriver, on va être derrière avec un petit vaporisateur, détaille-t-elle. Désinfecter la poignée de porte, désinfecter le plexiglas, le bouton de l'ascenseur, l'interrupteur de sa chambre. Donc, on va vraiment être derrière lui". Fini les petites cartes de la ville en papier et les documents laissés dans la chambre. Fini aussi le petit-déjeuner servi en buffet, retour aux plateaux livrés directement dans la chambre.

Les normes d'hygiène, encore plus strictes, l'ont conduite également à réorganiser les chambres. "On a enlevé un peu tout ce qui était superflu, tout ce qui était joli pour la décoration, les dessus de lit, les tissus, des choses comme ça... sans devenir une chambre d'hôpital", explique Nathalie Quentin. Le nettoyage des chambres débutera en effet par un moment de désinfection.

À quelques heures de la réouverture, les chambre sont faites, le gel a été livré. Ne manquent plus que les clients. "Là, on ouvre officiellement, mais avec zéro client, zéro réservation, très peu de visibilité. On va dans l'inconnu", explique la gérante. Ses clients habituels, attirés à Montpellier pour ses festivals et ses universités, n'auront pas de raison de venir cet été avec l'annulation des premiers et la fermeture des secondes.

 "On n'ouvre parce qu'il faut ouvrir et qu'on se dit qu'il faut être dans le mouvement. Mais personnellement, c'est très angoissant. On se dit "Bon sang, qu'est ce qui va se passer demain ?". Peut-être qu'une fois qu'on aura dépassé, qu'on aura mis tout en place, ça ira mieux. Mais pour l'instant, c'est une période très difficile." 

Les prochaines semaines seront décisives pour Nathalie Quentin. Directrice de l'hôtel depuis 35 ans, elle craint pour la survie à moyen terme de son établissement.

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