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Économie – Social

Acheter ses billets de train au bureau de tabac, c'est pour la fin juillet dans cinq régions de France

À partir de fin juillet, des billets de train seront en vente dans les bureaux de tabac de Provence-Alpes-Côtes-d'Azur, Bourgogne-Franche-Comté, Grand-Est, Normandie et Pays-de-la-Loire. Une mesure de test pour renforcer l'offre et pallier la suppression de guichets.

Acheter un billet de train chez son buraliste : cette mesure vise à pallier la suppression de guichets dans les petites gares.
Acheter un billet de train chez son buraliste : cette mesure vise à pallier la suppression de guichets dans les petites gares. © Maxppp - Alex Baillaud

France

Acheter son journal, un ticket à gratter... et son billet de train ! Tout ça dans le même endroit, le bureau de tabac le plus proche de chez soi, ce sera bientôt possible dans cinq régions de France : Provence-Alpes-Côtes-d'Azur, Bourgogne-Franche-Comté, Grand-Est, Normandie et Pays-de-la-Loire. Une annonce, ce lundi 8 juillet, de la SNCF et de la Confédération des buralistes pour pouvoir vendre des billets "au plus près des voyageurs". Les premiers billets seront disponibles à la vente dès la fin juillet dans ces régions.

Renforcer le "maillage territorial"

L'objectif, affiché par les buralistes et par le réseau ferroviaire, est simple : faciliter la vie des voyageurs en leur offrant un plus grand nombre de points de vente. Les bureaux de tabac sont "les premiers commerces de proximité, à l’amplitude horaire importante et au vaste maillage territorial", indiquent la Confédération des buralistes. Ce qui a (notamment) causé cet accord : les files d'attente interminables dans certaines grandes gares, et la réduction des horaires d'ouverture de guichets fixes, notamment dans les gares plus petites.

Ces commerces vendront des billets de TER, et aussi de TGV, avec un avantage selon Guillaume Pépy, patron de la SNCF : il sera possible de payer en espèces. En revanche, les voyageurs ne pourront ni se faire rembourser, ni échanger un billet.

Une "stratégie d'enfumage" pour les syndicats

La phase de test, lancée fin juillet, devra répondre aux différentes interrogations. Pour le syndicat CGT Cheminots, l'argument selon lequel on augmente le maillage territorial ne tient pas la route. "C’est une véritable stratégie d’enfumage pour masquer le fait qu’on détricote le service public", a condamné Laurent Brun, secrétaire général du syndicat CGT-Cheminots, ce mardi 9 juillet sur franceinfo. "C’est une manière de masquer le fait qu’on a supprimé 900 emplois à la vente."

"C'est un métier, de vendre un billet." - Michel Magniez, président de la Fnaut des Hauts-de-France.

"C'est très compliqué de se retrouver dans le maquis des tarifs. Il faudra bien que les buralistes soient formés", renchérit Michel Magniez, président de la Fédération nationale des associations des usagers des transports (Fnaut) dans les Hauts-de-France. "C'est un métier de vendre un billet."