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Acte XII : 800 gilets jaunes dans les rues de La Rochelle

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Par , France Bleu La Rochelle

"Stop LBD". La dénonciation des violences policières était au cœur des slogans, pour l'acte XII des gilets jaunes dans les rues de La Rochelle. Cortège plus clairsemé que les semaines passées, à l'approche de la "grève générale" lancée par la CGT pour mardi.

A l'occasion de l'acte 12 des Gilets jaunes, le cortège rochelais a marqué une longue pause devant le commissariat, pour dénoncer les violences policières.
A l'occasion de l'acte 12 des Gilets jaunes, le cortège rochelais a marqué une longue pause devant le commissariat, pour dénoncer les violences policières. © Radio France - Julien Fleury

14 heures. 400 gilets jaunes semblent un peu esseulés au milieu de de la place de Verdun à La Rochelle. "Liberté, égalité, flashball" peut-on lire sur une pancarte, avec une Marianne à l’œil poché. Sur son parapluie ouvert malgré le soleil, Catherine a inscrit un autre slogan : "Stop LBD" en référence aux lanceurs de balles de défense (flashball) dont l'usage par les forces de l'ordre est très controversé. "Plus de 2.000 gilets jaunes blessés, c'est trop" assène Catherine. "Tout le monde a des proches qui ont été blessés sur des manifestations." Catherine elle-même témoin de scènes choquantes : "Mon fils a pris un coup de matraque gratuitement, simplement parce qu'il filmait sur la voie publique. J'ai vu quelqu'un avoir les tympans percés parce qu'il a pris dans la tête une grenade" lacrymogène. Pour Catherine, serveuse au chômage, c'est la preuve que "ce mouvement est très gênant." Et elle voit avec bienveillance le soutien des syndicats qui ont appelé à une grève générale pour ce mardi.

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Avec pour seules couleurs un badge de la CGT, Robert Colin, le secrétaire de l'union locale de son syndicat, distribue des tracts pour la journée de grève générale de mardi. "Si on ne touche pas à l'économie de ce pays, on n'y arrivera pas, assure le syndicaliste. On n'a jamais rien obtenu sans grève." Une présence discrète de la CGT qui ne semble poser aucun problème aux manifestants.

Quand la marche non déclarée s'élance, de nombreux gilets jaunes la rejoignent dans la rue Albert 1er. A l'approche du commissariat, il y a près de 800 personnes. "Borgne to be alive" proclame la pancarte de Christine. "Au départ ce n'était pas de l'humour. Je me suis réveillée un matin en me disant : c'est exactement ça. Des mecs sont devenus borgnes, pour avoir le droit de vivre." Christine est convaincue que cette violence vise à isoler les gilets jaunes : "Il y a des gens qui ne vont pas aux manifs parce qu'ils ont peur. On est humiliés. Mais là, on ne va plus se laisser faire." Christine promet d'arrêter elle aussi le travail ce mardi. "En même temps, je suis artisan. Je peux faire grève quand je veux ! Mais il faut faire comprendre à ceux qui nous dirigent qu'ils ont besoin de nous. Et le seul moyen, c'est de toucher l'économie."

Devant le commissariat, recueillement pour les victimes du mouvement

Arrivés devant le commissariat de La Rochelle, les gilets jaunes marquent une pause. "Nous demandons à tous ceux qui trouvent que les violences policières sont incceptables de s'asseoir" lancent des manifestants, avec un porte-voix prêté par la CGT. Avant d'égrener les noms d'une centaine de gilets jaunes blessés sérieusement à l'occasion de manifestations à travers la France. Brigitte, infirmière retraitée venue de Marans, a peaufiné ses propres slogans : "Des policiers pour nous protéger, pas des mercenaires aux ordres de Castaner !" Très remontée contre le président de la République, Brigiette estime que "l'histoire retiendra les blindés aux Champs-Elysées, et tous les blessés au LBD, et Macron sera jugé là-dessus". Brigitte, encore une chaude partisane de la "convergence des luttes" avec les syndicats : "C'est ce qu'on appelle depuis des années, et qu'on a jamais réussi à faire. Il faut bouger maintenant, après c'est trop tard."

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"C'est maintenant qu'il faut bouger, sinon on ne bougera jamais" confirme Brigitte, employée comme Atsem dans une école maternelle de La Rochelle. Brigitte déterminée à faire grève et manifester ce mardi.  "Sinon tout ce qui a été fait sera perdu." Alors bien sûr, il faudra renoncer à une journée de salaire "mais pour avoir plus derrière. Moi j'y crois" promet Brigitte, venue manifester en famille avec sa sœur. Baisse des taxes, revalorisation des pensions des retraites et des salaires, meilleure place laissée aux personnes handicapées : voilà ce qui arrive en tête de ses revendications.

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Une journée de grève, "je ne peux pas me permettre"

"Une journée c'est 70 euros. Donc non je ne peux pas me permettre." Alors que la marche des gilets jaunes traverse le vieux port de La Rochelle, Alexandrina reconnaît qu'elle ne sera pas en grève mardi. "Avec trois enfants dont deux à charge, c'est trop difficile." Surtout que dans la voilerie rochelaise où elle travaille, cette cheffe d'équipe risque d'être la seule mobilisée. Alexandrina a tout de même obtenu un aménagement de ses horaires, pour participer à la manifestation prévue l'après-midi. "Je serai avec tout le monde dès 15h30" promet-elle.

Comme très souvent, la marche des gilets jaunes s'arrête net à quelques encablures de la préfecture, protégée par des plots en béton, eux-mêmes surveillés par des policiers en tenue d'intervention. Alors que la foule commence à s'éparpiller, Cécile reste encore un peu. "Je connais beaucoup de gens qui ne peuvent même pas s'exprimer par la grève, car ils gagnent une misère", décrit cette enseignante. "Dans l'enseignement il y a les AVS (auxiliaires de vie scolaires, attachés à des élèves handicapés), qui gagnent 600 euros par mois, pour une vingtaine d'heures, espacées de manière à leur bouffer tout leur emploi du temps. Malheureusement, les métiers les plus utiles ne sont pas les plus valorisés" conclut cette enseignante, qui sera en grève mardi. "Les syndicats, on en a besoin pour protéger notre droit de manifester."

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Bref moment de tension face aux forces de l'ordre. Puis vers 16h30, des petits groupes de gilets jaunes se répandent dans la ville. Après un dernier tour sur le vieux port, et dans les rues commerçantes, ils ne sont plus que quelques dizaines au moment de la dispersion, vers 17h30. Selon la préfecture, aucune violence n'est à signaler après cet acte 12 à La Rochelle. Ni aucune interpellation.

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