Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Aéronautique : deux laboratoires de Limoges et Brive présents au salon du Bourget

-
Par , France Bleu Limousin

Du 17 au 23 juin se tiendra au Bourget le Salon international de l'aéronautique et de l'espace. Deux équipes de chercheurs du Limousin seront sur place pour présenter des prototypes dotés de nouvelles technologies destinées aux professionnels de l'aviation civile et militaire.

L'un des deux prototypes présentés est un pare-brise intelligent, à destination de l'aviation civile.
L'un des deux prototypes présentés est un pare-brise intelligent, à destination de l'aviation civile. © Radio France - William Giraud

Limoges, France

C'est la grand-messe du secteur. 2400 exposants dont la moitié venue de l'étranger. 375.000 visiteurs, 4.000 journalistes, 300 délégations officielles, venues de 91 pays. 150 aéronefs dont 40 participent au meeting aérien de démonstration. 75 hectares. 400 millions d'euros de retombées directes pour la région parisienne qui accueille l'événement... On pourrait égrainer encore longtemps les chiffres.

Au milieu de cet immense rassemblement, deux stands réunis sous la bannière de la région Nouvelle-Aquitaine retiendront notre attention : ceux des centres de recherche XLIM, CISTEME et PROTOTIG basés à Limoges et Brive. Ces équipes vont présenter deux prototypes.

Un pare-brise d'avion avec antennes intégrées

Le premier est un pare-brise intelligent pour des cockpits d'avions civils type A350. Son principe : des antennes sont directement intégrées dans son épaisseur, des fils de cuivre de 15 microns (millièmes de millimètre) invisibles à l’œil nu. Ils transmettent des informations d'aide à l'atterrissage pour permettre de latéraliser précisément l'appareil sur la piste.

Les antennes sont aussi positionnables au niveau des hublots. Un système censé éviter de nombreux câblages tout le long de l'appareil. Un gain de poids global énorme alors que les constructeurs se sont lancés dans une course à l’allègement des avions : un kilo enlevé, c'est environ 6.000 euros d'économie de kérosène par an.

Une autre technologie pour l'armée de l'air

Le second prototype est un générateur d'ondes à commande optique. Son but : permettre de tester les systèmes de défense des avions de chasse, notamment la protection "anti-impulsion électromagnétique". En cas d'explosion nucléaire ou de détonation d'une bombe électronique, un puissant champ magnétique est émis, perturbant voire détruisant les systèmes électroniques à des kilomètres à la ronde.

Pour éviter que l'avion ne tombe en panne en plein vol et ne s'écrase, les militaires ont donc développé cette protection. Mais il est difficile de tester son efficacité en "condition réelle". C'est ce que pourrait permettre à terme le générateur de PROTOTIG.