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Aéroport de Toulouse-Blagnac : le rachat des parts de Casil Europe s'annonce compliqué

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Par , France Bleu Occitanie

Parmi les nouveaux candidats au rachat des parts de Casil Europe figure un Chinois qui serait prêt à proposer 500 millions d'euros. Le collectif contre la privatisation de la gestion de l'aéroport Toulouse-Blagnac estime que ce n'est pas du tout étonnant.

Les candidats au rachat des parts de Casil Europe dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac ont jusqu'au 15 mars 2019 pour faire une offre ferme
Les candidats au rachat des parts de Casil Europe dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac ont jusqu'au 15 mars 2019 pour faire une offre ferme © Radio France - Stéphane Garcia

Une candidature chinoise au rachat de l'aéroport Toulouse-Blagnac fait trembler les anti-privatisation. Ils sont trois nouveaux candidats pour l'aéroport : EDF Invest, Edeis et un Chinois. Tous les potentiels repreneurs ont jusqu'au 15 mars pour présenter une offre ferme au rachat des parts des actionnaires chinois de Casil Europe (49,9%)

Maître Christophe Lèguevaques est l'avocat du collectif contre la privatisation de la gestion de l'aéroport Toulouse Blagnac. Il n'est pas étonné par cette candidature chinoise : "Tout ce qu'on voit en ce moment c'est une manipulation du vendeur chinois : il veut faire monter les prix parce qu'il a compris que Vinci et Eiffage entre autres ne veulent pas mettre 500 millions d'euros sur la table. Il fait donc sortir du bois un ami chinois qui dit être prêt à payer cette somme, et si les Français veulent remporter le morceau, il faudra qu'ils payent le prix fort."

Me Christophe Lèguevasque doit plaider au tribunal administratif de Paris le 11 mars prochain dans le cadre d'un recours contre la privatisation et le 13 mars parce que les syndicats ont saisi la justice pour empêcher les actionnaires chinois de vendre leurs parts. Le collectif contre la privatisation de la gestion de l'aéroport Toulouse-Blagnac a l'impression que Pékin décide petit à petit de l'avenir du site : Casil Europe est composé d'un fonds privé et d'une société publique, ce qui implique que l'Etat chinois fixe un prix minimum de vente des parts de 450 millions d'euros.  

Ce qui complique aussi les choses pour les repreneurs potentiels français, c'est le montage financier chinois. Pour racheter les parts de Casil Europe, il faut racheter l'entreprise privée basée à Hong Kong et donc faire partie d'un consortium avec l'Etat chinois. Face à ce montage, un des nouveaux candidats repreneurs ne tremble pas. Edeis a notamment contacté le conseil départemental de Haute-Garone car il veut former un consortium avec les actionnaires locaux (CCI, métropole, région Occitanie et conseil départemental).

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