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Économie – Social

Affaire Carlos Ghosn : l'ex-patron de Renault dénonce un "complot et une trahison"

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Par , France Bleu

Incarcéré au Japon pour des malversations financières présumées, Carlos Ghosn s'est dit victime "d'un complot et d'une trahison" de la part de dirigeants de Nissan, opposés selon lui à son projet d'intégration entre Renault et ses alliés japonais, dans une interview au journal Nikkei mercredi.

Carlos Ghosn, l'ancien patron de Renault
Carlos Ghosn, l'ancien patron de Renault © AFP - Ludovic MARIN

C'est sa première interview depuis son incarcération au Japon il y a plus de deux mois pour des malversations financières présumées.

"Complot" et "trahison"

Dans un entretien accordé au journal nippon Nikkei depuis la prison de Tokyo, Carlos Ghosn contre-attaque. Il a dit n'avoir "aucun doute" sur le fait que les accusations portées à son encontre sont la conséquence d'un "complot" et d'une "trahison" de la part de dirigeants de Nissan opposés à ses projets de renforcement de l'alliance avec Renault.

L'ancien PDG du constructeur automobile français qui a démissionné la semaine passée l'assure : "le projet d'intégrer" Renault, Nissan et Mitsubishi Motors avait été abordé avec le patron de Nissan, Hiroto Saikawa, en septembre 2018.

Leadership fort et non pas dictateur

Nissan a aussitôt réagi en rappelant que M. Saikawa avait "déjà catégoriquement réfuté la notion de 'coup d'Etat'". L'enquête menée dans le secret par le groupe depuis l'été 2018 a "mis au jour des preuves significatives et convaincantes de malversations", a ajouté le constructeur japonais dans une déclaration transmise à l'AFP. 

Dans son entretien, Carlos Ghosn a par ailleurs balayé les accusations décrivant son règne de 19 ans comme "une dictature". "Les gens ont traduit leadership fort par dictateur, déformant la réalité pour se débarrasser de moi", a-t-il déclaré.

Le dirigeant de 64 ans as fait l'objet de trois inculpations pour abus de confiance et minoration de revenus aux autorités boursières sur la période 2010 à 2018.

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