Économie – Social

Affaire de l'appartement : la CGT blanchit Thierry Lepaon

Par Marina Cabiten, France Bleu mercredi 15 avril 2015 à 8:11

Thierry Lepaon
Thierry Lepaon © MaxPPP

La CGT a blanchi mardi son ancien numéro un Thierry Lepaon, qui avait dû démissionner en janvier après trois mois de crise née des révélations sur le coût de la rénovation de son appartement et de son bureau.

Opération réhabilitation. Mardi, le nouveau secrétaire général Philippe Martinez a dévoilé à la direction de la CGT les premières conclusions de l'enquête interne menée par le syndicat. La rénovation du logement de fonction et du bureau de l'ancien numéro 1 ont été réalisées selon cette enquête "en dehors de la responsabilité du secrétaire général" Thierry Lepaon, qui n'a "notamment pas eu connaissance des devis" et "a découvert les travaux une fois ceux-ci achevés" .

"Je retrouve mon honneur"

"La vérité éclate enfin" , a réagi l'ex-secrétaire général dans une interview au site L'Opinion.fr, qui assure avoir "vécu l'enfer" . "Je retrouve mon honneur, ma dignité, le fruit de mes engagements."     Pressé de démissionner par de nombreuses fédérations de la centrale, Thierry Lepaon avait fini par obtempérer en janvier, après une succession de révélations sur le montant des travaux dans son appartement de fonction, dans son bureau et sur une prime de départ qu'il avait touchée lorsqu'il avait quitté la CGT Normandie pour prendre la tête du syndicat en mars 2013.

Les engagements de la CGT

Pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise, le syndicat a pris "des mesures correctrices" , selon Philippe Martinez: "au moins trois devis"  seront désormais requis pour "les montants supérieurs à 5.000 euros" , et diverses autorisations seront nécessaires pour les montants supérieurs à 10.000 euros. Par ailleurs, la CGT a "décidé de recruter" un "directeur administratif et financier" pour "travailler avec plus de rigueur" , rappelle M. Martinez.   

En ce qui concerne la polémique autour de la prime de départ touchée de Thierry Lepaon, 26.650 euros selon l'intéressé, "elle relève d'un manque de règles de vie communes internes à la CGT" , estime Philippe Martinez.