Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Aidants familiaux ou salariés : on ne peut pas toujours choisir

-
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Une journée est consacrée à 11 millions de Français ce samedi : la journée nationale des aidants, ces hommes et ces femmes qui, tous les jours, aident un enfant handicapé ou un parent malade. Plus de la moitié d'entre eux a une activité professionnelle, ce qui peut être compliqué.

Ce samedi se tient la 9e journée nationale des aidants
Ce samedi se tient la 9e journée nationale des aidants © Maxppp - Julio PELAEZ

Comme tous les jours, au moment de sa pause déjeuner, Annie file chez ses parents : "Pour m'assurer que tout va bien, je déjeune avec eux et gère quelques urgences éventuelles". 

Entre 3 et 6 heures par jour auprès de ses parents

Cette habitante de Clamart, dans les Hauts-de-Seine, travaille à temps plein dans l’événementiel, son père âgé de 86 ans est atteint de ce que l'on appelle "démence", une maladie apparentée Alzheimer

Depuis près de cinq ans, elle lui consacre entre trois et six heures par jour, "il faut prendre ses rendez-vous médicaux, l'accompagner aux rendez-vous, faire les courses, car ma mère est usée et ne peut pas tout gérer. Cet été, j'ai pu prendre quatre semaines de vacances, ce qui était super, mais mon père a fait un AVC au tout début, j'ai passé mes vacances à l'hôpital" explique Annie, cernée, la mine fatiguée. 

"J'ai l'impression que si on se déclare aidant, on risque de nous mettre au placard" - écoutez le témoignage d'Annie

La crainte d'être mise au placard

Tout ce temps qu'elle passe à prendre soin de ses parents, aidée parfois par ses frères, empiète forcément sur son travail. "J'essaie de faire en sorte que mon travail n'en pâtisse pas, mais la rigueur n'y est pas. Je manque de concentration, je survole certains dossiers".

J'essaie de faire en sorte que mon travail n'en pâtisse pas mais la rigueur n'y est pas - Annie, aidante familiale

"Me concentrer sur mon travail c'est aussi des bouffées d'oxygène" - écoutez le témoignage d'Annie

Ses collègues sont au courant mais difficile pour Annie de parler de sa situation à ses supérieurs : "J'ai l'impression que si l'on déclare qu'on est aidant, on va un peu nous mettre au placard, nous dire que l'on sera source de tensions, source de problèmes donc je préfère prendre mes congés comme je l'entends, sans expliquer les raisons". 

Annie s'inquiète aussi d'une éventuelle perte de revenus si l'on aménageait son temps de travail, des revenus nécessaires à se soigner elle-même ou à se reposer. "Mais d'un autre côté, le travail m'aide à sortir de mon quotidien, me concentrer au travail, c'est aussi une bouffée d'oxygène" ajoute Annie. 

"On fait bonne figure, on continue et on se dit que ça ira mieux demain" - écoutez le témoignage d'Annie

Pourtant des aides existent, d'autant que pour les entreprises elles-mêmes, l’épuisement ou l'absentéisme sont problématiques. C'est donc souvent par leur biais que Valérie Catry, déléguée à l'action sociale au sein de la mutuelle Malaokoff Médéric réussit à conseiller et soutenir des aidants. "Il faut d'abord que l'entreprise soit au courant, ce qui est rarement le cas, car les salariés ne le disent que rarement, souvent par crainte. Notre principal interlocuteur, ce sont les entreprises et nous leur présentons nos aides et nos possibilités d'accompagnement, c'est ensuite à la DRH ou au service compétent d'informer de ces aides leurs salariés qui en ont besoin", cette mutuelle propose par exemple des aides supplémentaires aux aides légales, des chèques CESU (Chèque Emploi Service Universel). Sur le terrain, Valérie Catry reconnait aussi qu'elle joue un grand rôle d'écoute, "l'essentiel" dit Annie qui s'impose une chose : passer un midi par semaine avec ses collègues. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess