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Air Catalogne, la nouvelle compagnie de Perpignan qui voit grand

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Par , France Bleu Roussillon

Ce lundi, les fondateurs d’Air Catalogne ont présenté leur projet. Le 18 juin prochain, la compagnie effectuera son premier vol commercial, entre Perpignan et les Baléares. L’entreprise se veut très ambitieuse, avec à terme une liaison vers Paris.

Robert Guichet, Yannick Coronil et Lionel Marti, le trio qui veut faire décoller Air Catalogne
Robert Guichet, Yannick Coronil et Lionel Marti, le trio qui veut faire décoller Air Catalogne © Radio France - Xavier Ponroy

Ce 17 mai restera peut-être comme la première date clé de l’histoire d’Air Catalogne. Pour la première fois, l’entreprise a organisé un vol, celui qui a emmené l’équipe des Dragons Catalans pour une rencontre en Angleterre. Mais le 18 juin, ce seront des passagers "lambda" qui prendront place dans le premier vol commercial de la compagnie. 

Des billets dès 69 euros

Dès cette date, des avions affrétés par Air Catalogne décolleront tous les vendredis, samedis et dimanches de Perpignan à destination de Palma de Majorque et Ibiza. Des billets seront vendus à 69 euros (l’aller). Des pré-réservations sont possibles sur le site internet de la compagnie. Les vols comprendront 72 places, à bord d’ATR 72, des avions à hélices. 

À terme, Air Catalogne envisage de mettre en place une liaison entre Perpignan et l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, si possible d’ici la rentrée 2021. Prochaine étape : rencontrer les décideurs locaux pour faire prendre de l’ampleur au projet. 

Une compagnie aérienne… qui n’en est pas vraiment une 

Mais vous ne voyagerez pas dans des appareils floqués du logo "Air Catalogne", ou du moins, pas pour l’instant. Car pour le moment, Air Catalogne n’a ni avion, ni équipage.

"Nous sommes une compagnie aérienne virtuelle" sourit Lionel Marti, un des co-fondateurs, également patron d’Aérofutur, école de pilotage basée à Perpignan. "Nous sous-traitons les équipages, les homologations et les avions. Mais l’objectif est ensuite d’avoir nos propres équipages et appareils."

La crise sanitaire est paradoxalement un moteur pour la jeune compagnie. De nombreux équipages et avions sont cloués au sol depuis plusieurs mois, faute de vols suffisants. De quoi offrir un accès à des prix attractifs pour les embaucher assurent les fondateurs. 

La compagnie a commencé à faire de la publicité
La compagnie a commencé à faire de la publicité © Radio France - Xavier Ponroy

"Nous comptons beaucoup sur le côté identitaire avec Air Catalogne" reconnaît par ailleurs Lionel Marti. "En Corse, il y a Air Corsica, en Guadeloupe, il y a des compagnies guadeloupéennes… Dans le sud de la France, il n’y a rien, alors on tente le coup."

Dans le viseur, il y a bien évidemment les Catalans dits du Nord, dans les Pyrénées-Orientales. Mais le bassin de population de Gérone peut aussi être intéressé selon la compagnie, en particulier sur le vol Perpignan-Paris. "Cela leur éviterait d’aller jusqu’à Barcelone, d’y rentrer et de s’y garer. Ici, ce sera plus simple et plus accessible."

“C’est vrai, c’est un projet un peu fou” 

Remontons quelques années en arrière. Lionel Marti et Yannick Coronil, deux amis pilotes catalans, ont le même constat : il y a de la place pour une compagnie catalane, à la fois pour assurer des liaisons touristiques vers les Baléares. Mais aussi vers Paris, pour venir titiller le monopole d’Air France. La crise sanitaire accélère le projet, et Air Catalogne prend de plus en plus forme. Problème : il leur manque encore des fonds, des contacts et un réseau. C’est là qu’intervient Robert Guichet

Fondateur de Pyrescom, dirigeant de plusieurs organismes d’industriels de la région, Robert Guichet est une personnalité du monde économique catalan. Il mord à l’idée, et accélère l’avancée du projet. "Je suis un facilitateur. Yannick et Lionel maîtrisent parfaitement tout le dossier technique. C’est à moi de mettre en musique tout ça pour arriver à des résultats probants très rapidement."

Il n’en reste pas moins que l’idée peut paraître, sur le papier, assez déconcertante. "C’est vrai, c’est un projet un peu fou" reconnaît Yannick Coronil. "Mais il y a des bases techniques et économiques solides. C’est un projet totalement réalisable, avec un avenir devant lui."

L’avenir dira s’il s’agit ou non d’une success story. Mais l’envie est en tout cas présente depuis longtemps pour ce Catalan pure souche : "Je suis né à Céret, et j’ai grandi en Cerdagne. Créer une compagnie catalane, c’est un rêve de gosse. Je pense qu’on a toute notre place pour pouvoir faire quelque chose de très grand."

Le trio partage ensemble deux devises. La première : "Démarrer petit, et voir grand". La seconde est de Marcel Pagnol, et sonne comme un pied-de-nez aux pessimistes : "Tout le monde savait que c’était impossible. Un imbécile est arrivé, qui ne le savait pas, et il l’a fait."

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