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Air France se prépare à supprimer 8.000 à 10.000 postes, le gouvernement ne veut pas de départs "contraints"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Air France devrait annoncer prochainement la suppression, sur la base du volontariat, de 8.000 à 10.000 postes, soit 15 à 20 % des effectifs, pour faire face à l'impact de la crise liée au coronavirus sur son activité. Toutes les catégories de salariés sont concernées.

Des avions opérés par Air France à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, en juin 2019.
Des avions opérés par Air France à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, en juin 2019. © AFP - JOEL SAGET

Air France devrait annoncer prochainement la suppression, sur la base du volontariat, 8.000 à 10.000 postes, soit 15 à 20% des effectifs, pour faire face aux conséquences de l'arrêt de son activité avec la crise du coronavirus, a appris France 2 de source syndicale. 

Selon ces informations, toutes les catégories de salariés sont concernées. 6.000 postes devraient être supprimés chez les personnels au sol, 2.000 postes minimum chez les hôtesses de l'air et les stewards, et environ 300 postes chez les pilotes. 

Le plan présenté en février qui prévoyait la suppression -via des départs non remplacés- de 1.510 postes d'ici fin 2022, presque exclusivement au sein du personnel au sol, n'est plus d'actualité. Une version actualisée doit être présentée aux organisations syndicales fin juin ou début juillet, selon plusieurs sources concordantes.

Plan de départs volontaires et ruptures conventionnelles collectives

D'après les informations recueillies par l'AFP, les suppressions de postes passeront par un plan de départs volontaires pour le personnel au sol. Les pilotes et les PNC (hôtesses et stewards) négocient chacun de leur côté une rupture conventionnelle collective (RCC), un dispositif récent qui serait utilisé pour la première fois dans le groupe. Il présente pour l'employeur l'avantage de pouvoir réembaucher peu après en cas de reprise du transport aérien, contrairement au plan de départs volontaires.

Mais les syndicats du groupe craignent qu'il n'y ait pas suffisamment de départs volontaires. "Ce dont j'ai peur c'est qu'on arrive sur des licenciements secs", explique Joël Rondel, secrétaire du comité social et économique du groupe Hop à franceinfo. 

La filiale régionale Hop! également touchée 

Chez Hop!, filiale régionale d'Air France particulièrement menacée par la refonte du réseau court-courrier du groupe, Joël Rondel redoute la suppression de la moitié des 2.700 postes actuels.

Le gouvernement ne veut pas de départs "contraints"  

Sur France Inter ce jeudi matin, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire n'a pas confirmé ces chiffres. "Oui il y aura des ajustements nécessaires pour sauver Air France", a-t-il toutefois reconnu. Il a dit souhaiter moins de 8.000 suppressions d'emplois. Le gouvernement ne veut pas de départs "forcés", a ajouté le ministre. "Je crois que c'est ça la ligne rouge importante, qu'il n'y ait pas de départs contraints", a-t-il dit.

La compagnie a bénéficié d'un prêt garanti de 7 milliards d'euros pendant la crise sanitaire.

Fin 2019, le groupe Air France comptait 55.292 salariés en CDD et CDI, dont près de 49.000 pour la seule compagnie tricolore.

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