Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

AirBnb reverse 169.000 euros de taxe de séjour à Avignon... qui veut plus

mercredi 31 janvier 2018 à 11:20 Par Kevin Dufreche, France Bleu Vaucluse

Pour la deuxième année consécutive, AirBnb reverse cette semaine la taxe de séjour pour 2017 à la ville d'Avignon et à 45 villes au total. Si la somme satisfait la mairie, elle compte aller plus loin, pour récupérer davantage d'argent.

Pour 2017, AirBnb reverse 13,5 millions d'euros de taxe de séjour à 50 villes françaises, dont 169.000 à Avignon.
Pour 2017, AirBnb reverse 13,5 millions d'euros de taxe de séjour à 50 villes françaises, dont 169.000 à Avignon. © Maxppp -

Avignon, France

13,5 millions d'euros redistribués à 50 villes françaises : AirBnb passe à la caisse cette semaine pour reverser le montant des taxes de séjour que la plateforme de locations de meublés a elle-même collecté en 2017. 

Quelque 169.000 euros ont été reversés à la ville d'Avignon, qui se classe mieux que des grandes villes comme Rennes (33.000 euros), Grenoble (43.000 euros) ou plus près de nous, Aix-en-Provence (138 000 euros)

Une économie saisonnière... et parallèle ?

Sur le site, on trouve plus de 300 offres de locations seulement pour Avignon : des chambres chez l'habitant, mais aussi des appartements, voire des maisons entières. Avec un prix moyen à 110 euros la nuit, c'est une véritable "économie parallèle", selon les mots de l'adjoint délégué au tourisme à la maire d'Avignon, Jacques Montaignac. 

Une économie qui marche surtout pendant la période du festival. Carole a commencé a loué une chambre de son appartement l'année dernière : "Je n'ai eu des gens qu'en juillet-août, un petit peu septembre, mais pas en dehors de la saison."

"C'est de notoriété publique que des gens quittent leurs appartements au moment du festival pour pouvoir les louer." - Jacques Montaignac, adjoint à la maire d'Avignon délégué au tourisme

Avignon a fait partie des premières villes à réclamer dès 2015 à AirBnb le versement de la taxe de séjour, reversée par les hôteliers, qui dénoncent depuis longtemps déjà une concurrence déloyale de la part de la plateforme.

Airbnb collecte désormais automatiquement la taxe de séjour, mais uniquement pour certaines communes, dont Avignon. En 2016, 17 villes avaient été payées, 50 en 2017. À partir du printemps prochain, 15.000 communes seront concernées.

Avignon veut davantage

Si la mairie est satisfaite de cette somme qui vient alimenter les comptes de la collectivité, Jacques Montaignac ne veut pas s'arrêter là : "Cette estimation est faite par AirBnb, mais il n'y a aucun contrôle", souligne l'élu. 

Jacques Montaignac est désormais en relation avec l'entreprise Trackeet, que la mairie pourrait charger de réaliser un audit : "Ils contrôlent eux-mêmes les caractéristiques des logements loués, et quand on arrivera face à AirBnb, on aura des preuves que c'est à peu près ce qu'ils nous donnent, ou que c'est plus".

Selon les premières estimations "à la louche" de Trackeet, Avignon pourrait récupérer 340.000 euros de taxe de séjour par an. La taxe minimum est de 0,75 centimes par nuitée à Avignon, mais elle augmente en fonction du standing du logement, jusqu'à 3 euros. Un montant sur lequel Jacques Montaignac se veut "prudent" : "Dans le budget normalement en 2018 nous allons évaluer ce montant à 210.000 euros."