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Airbus annonce la suppression de près de 15.000 postes dont 5.000 en France d'ici l'été 2021

14.931. C'est le nombre d'emplois que l'avionneur européen entend supprimer dans les prochains mois dans le monde entier, dont 5.000 en France. La direction d'Airbus l'a annoncé, au premier jour d'un conseil européen, ce mardi après-midi. Bercy juge "excessif" le chiffre des suppressions d'emplois.

L'A350 le dernier né d'Airbus.
L'A350 le dernier né d'Airbus. © Radio France - Olivier Lebrun

C'est un nombre de suppressions de postes qui va avoir des conséquences sur toute la filière aéronautique européenne, française et toulousaine. Airbus annonce 14.931 suppressions de postes dans le monde dont 5.000 en France, principalement dans l'aviation commerciale. Les négociations avec les syndicats vont maintenant s'engager. 

La direction, dans un communiqué, dit espérer trouver un accord à l'automne. L'idée est que les salariés visés quittent le groupe avant l'été 2021. Un tiers de ces 15.000 postes supprimés environ concernent la France : 5.000. L'Allemagne est visée par 5.100 suppressions, le Royaume Uni par 1.700, l'Espagne 700 et le reste du monde par 1.300. Une partie de ces suppressions d'emplois touchent la filiale française d'Airbus Stelia Aerospace et l'Allemande Premium Aerotec.  

Départs volontaires, mesures de retraite anticipée

"Bien que des mesures forcées ne puissent être exclues à ce stade, Airbus travaillera avec ses partenaires sociaux pour limiter l'impact de ce plan en s'appuyant sur toutes les mesures sociales disponibles, y compris les départs volontaires, les mesures de retraite anticipée, ainsi que le chômage partiel de longue durée pour les activités qui s'y prêtent", affirme l'avionneur qui entend conclure en 2020 les discussions avec les syndicats.

"L'activité des avions commerciaux a chuté de près de 40% ces derniers mois alors que l'industrie fait face à une crise sans précédent" poursuit le communiqué de l'avionneur. Airbus se dit par ailleurs, reconnaissant du soutien gouvernemental "qui a permis à la société de limiter ces mesures d'adaptation nécessaire mais précise encore que le trafic aérien ne devant pas retrouver son niveau d'avant-Covid avant 2023, voire 2025, Airbus devra prendre des mesures supplémentaires.

Bercy juge le plan "excessif"

Le gouvernement qui avait annoncé un plan de 15 milliards d'euros, début juin, pour la filière aéronautique réagit ce mardi soir. Le ministère de l'Economie juge "excessif" le nombre de suppressions d'emplois annoncé par l'avionneur. "Nous attendons d'Airbus qu'il utilise pleinement les instruments mis en place par le gouvernement pour réduire le nombre de suppressions d'emplois" précise Bercy dans un communiqué transmis à l'AFP et qu'il réduise "au maximum les départs contraints".

Dans la région Occitanie, très dépendante de la filière aéronautique et donc de la santé économique d'Airbus, la présidente socialiste Carole Delga s'est entretenue avec son patron dans la journée. 

Elle assure que sa vigilance se portera essentiellement sur l'accompagnement social dont bénéficieront les salariés touchés par les suppressions de postes au sein du groupe. Et précise penser à la filière dans son ensemble, incluant donc les sous-traitants, qui représente 40% de l'emploi industriel dans la région, pour lequel elle va présenter un plan de relance régionale, ce vendredi. Le département de Haute-Garonne qui concentre une grande partie des entreprises aéronautiques midi-pyrénéennes fait part, ce mardi soir, de sa "vive inquiétude pour l'avenir des employés et pour le devenir social et économique du territoire".

Les syndicats appellent à des négociations responsables

On ne sait connaît pas encore la nature exacte de ces départs. Mais Force Ouvrière, le syndicat majoritaire chez Airbus, souhaite clairement que se dégagent d'autres solutions comme des départs anticipés, des formations ou des congés sabbatiques. Le syndicat demande des embauches de jeunes pour ne pas "sacrifier une génération qui arrive sur le marché du travail. "

Nous disons à la direction : une embauche pour deux départs ! Jean-François Knepper, délégué central FO Airbus

Les syndicats d'Airbus, d'une seule voix, affirment leur opposition à tout "licenciement contraint" après l'annonce par le groupe de la suppression de près de 15.000 postes dans le monde, dont.5 000 en France, et appellent à des négociations responsables face à une crise jugée "conjoncturelle".  Le plan de restructuration, présenté dans l'après-midi aux syndicats en comité européen est "d'envergure" avec des chiffres "extrêmement lourds", a réagi Dominique Delbouis, coordinateur FO au sein du groupe, lors d'un point presse devant le siège. "Pour FO, la ligne rouge est de diminuer ce chiffre qui nous paraît excessif, et de mettre en place toutes les mesures possibles pour ne pas avoir à déplorer le moindre licenciement contraint", a-t-il ajouté.  

Les aides publiques ne sont pas là pour financer des licenciements - CFE-CGC dans un communiqué

"Nous allons négocier, et si cela ne suffit pas, on verra", renchérit le délégué central FO, Jean-François Knepper, excluant dans l'immédiat un appel à la grève.  Aucun départ contraint de salariés du Groupe ne pourra être envisagé", réagit également la CFE-CGC, deuxième syndicat du groupe dans un communiqué.   La direction "recourt trop vite à la solution radicale d'un plan social massif alors que la perte des emplois et des compétences est un risque lourd pour Airbus, qui prend le pari dangereux et irréversible de ne pas pouvoir répondre au besoin quand la situation du marché se rétablira. Car elle se rétablira", ajoute le syndicat.   Comme Force Ouvrière, la CFE-CGC demande à la direction de trouver des solutions, notamment via la mise en place de "l'activité partielle de longue durée". "Les aides publiques ne sont pas là pour financer des licenciements".

1.000 postes sur 5.000 préservés en France ? 

Dans un entretien à l'AFP, Guillaume Faury précise : "les dispositifs de chômage partiel de longue durée en France et en Allemagne, en fonction de leurs "modalités précises", pourraient permettre de préserver "jusqu'à 1.000 emplois" en France, et 1.500 en Allemagne".

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