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Économie - Social

Airbus, plombé par les amendes, confirme malgré tout un bénéfice opérationnel

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Occitanie

Le constructeur européen publie ses chiffres annuels ce jeudi matin. Malgré une perte nette de 1,36 milliard d'euros en 2019, Airbus souligne un bon exercice 2019.

La conférence annuelle du groupe Airbus
La conférence annuelle du groupe Airbus © Radio France - Clémence Fulleda

Airbus publie ce jeudi ses chiffres de 2019. Le constructeur européen dit avoir atteint ses objectifs malgré une perte nette de 1,36 milliard d'euros en 2019, pertes liées aux amendes américaines et aux difficultés de son avion militaire A400M, qui peine à s'exporter.

Un bénéfice opérationnel

Malgré ces pertes, Airbus enregistre un bénéfice opérationnel de 6,9 milliards d'euros. Guillaume Faury, le président exécutif d'Airbus, estime que son groupe a "réalisé un très bon exercice 2019, avec de solides performances financières sous-jacentes essentiellement liées à nos livraisons d'avions commerciaux". Le constructeur enregistre en effet un record de livraisons d'avions commerciaux en 2019. 

Augmenter les cadences

L'enjeu pour l'avionneur va être de poursuivre sa montée en cadence. Il prévoit de livrer "environ 880 avions commerciaux" en 2020, contre 863 en 2019.

Dans le cadre de la montée en cadence de la production d'A220, qui nécessite des investissements notamment pour une nouvelle chaîne d'assemblage final à Mobile (Etats-Unis), Airbus et Bombardier ont annoncé jeudi la reprise de la participation du constructeur canadien, plombé par les dettes, dans le programme. Bombardier recevra d'Airbus 591 millions de dollars américains dans cette transaction qui prend "effet immédiatement".

"On ne bénéficie pas de la situation de Boeing"

En 2019, Airbus a repris la couronne de 1er avionneur civil mondial, détrônant Boeing. Le rival américain est englué dans la crise du 737 Max, cloué au sol à cause de multiples accidents mortels. Mais Guillaume Faury, le n°1 d'Airbus, la joue modeste face aux déboires de Boeing : "Les problèmes de notre principal concurrent sont la sécurité et nous ne en réjouissons pas, nous espérons qu'ils reviendront à un bon niveau de sécurité", dit-il. Il ajoute que "ça peut paraître paradoxal mais on n'a pas pris d'activités supplémentaires du fait de cette situation car le produit concurrent du 737 Max c'est la famille A320,  et sur cette famille on a énormément de commandes et on n'a plus de créneaux de livraisons avant 2025."

L'avion du futur

Guillaume Faury est aussi revenu sur "Maveric", l'aile volante, aux airs de raie manta présentée mardi à Singapour, sur laquelle Airbus travaille depuis 2017 et qui a volé pour la première fois en juin 2019. La révolution vient des moteurs, qui seraient placés dans le fuselage, la carcasse, de l'appareil et non plus sous les ailes. Cela existe dans le secteur militaire, pas encore pour les avions civils et d'après le constructeur européen, cela permettrait de réduire la consommation d'énergie de 20% par rapport aux mono-couloirs actuels comme les A320. Le n°1 d'Airbus veut réduire les consommations de CO2 par deux en 2050 par rapport à 2005 mais il indique : "C'est prématuré de dire sur quel produit ça va s'appliquer et dans quel timing, mais évidemment Toulouse va rester un site important pour Airbus dans le futur."

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