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Économie – Social

Aire de chocs de Belchamp, PSA investit pour améliorer la sécurité de ses véhicules

mercredi 6 juin 2018 à 19:35 Par Christophe Beck, France Bleu Belfort-Montbéliard

Le centre technique PSA de Belchamp se dote d'un mannequin et d'un mur à 1 million et demi d'€ pour améliorer les crash-tests et donc la sécurité des véhicules du groupe. Le premier choc a été lancé à 64 km/h ce mercredi après-midi, sous l’œil curieux de dizaines d'ingénieurs.

La 308 SW juste avant le crash. Pas d'images après, pour des raisons de confientialité.
La 308 SW juste avant le crash. Pas d'images après, pour des raisons de confientialité. © Radio France - Christophe Beck

Belchamp, Voujeaucourt, France

La 308 SW est propulsée sur 150 mètres à près de 65 km/h contre un mur qui n'entrave que 25 % de sa façade avant. Le choc est brutal et sonore. La voiture effectue alors une rotation de plus d'un quart de tour, avant de s'immobiliser à quelques centimètres des plots de béton. Nous sommes dans le bâtiment VA 15 du centre technique de Belchamp qui accueille la fameuse aire de chocs du groupe PSA. Ce mercredi après-midi, plusieurs dizaines d'ingénieurs sont venus assister à ce choc, car il inaugure deux équipements importants pour ce centre de crash-test du centre technique de Belchamp

La sirène précède le crissement de la traction du véhicule, avant le crash à 65 km/h contre un mur de 8 tonnes.

D'abord un mur de choc dit « small overlap », c’est-à-dire à petit recouvrement qui permet de simuler des chocs contre des piliers ou des obstacles partiels. L'installation pèse 8 tonnes et aura coûté un demi million d'€. "C'est un mur amovible pour rendre l'aire de choc la plus polyvalente possible. Et c'est un mur instrumenté qui permet de mesurer l'ensemble des efforts au moment de l'impact", nous explique Christophe Abiven, le responsable de cette aire de chocs de Belchamp. 

L'aire de choc est parée (et éclairée) pour permettre cette collision.  - Radio France
L'aire de choc est parée (et éclairée) pour permettre cette collision. © Radio France - Christophe Beck

Le deuxième équipement qui vient étoffer le centre de crash-test de Belchamp est un nouveau mannequin destiné à éprouver le comportement du conducteur ou d’un passager lors d’un choc frontal. Avec ses 128 capteurs, ce mannequin permet une observation très fine des répercussions d'un choc frontal sur le corps de la victime.  "Ce nouveau mannequin offre une biofidélité très aboutie, notamment sur la partie abdomen et thorax. Ça permet d'être plus prédictif dans les analyses de chocs qu'on lui fait subir. Et donc de pouvoir mieux travailler sur la protection qu'offrent nos véhicules", explique Christophe Abiven.  Ce nouveau mannequin aura coûté plus d'un million d'€. 

Christophe Abiven nous présente le nouveau mannequin qui équipe l'aire de chocs de Belchamp.  - Radio France
Christophe Abiven nous présente le nouveau mannequin qui équipe l'aire de chocs de Belchamp. © Radio France - Christophe Beck

Un troisième équipement est attendu d’ici la fin du mois de juin, c’est un nouveau chariot qui permet de tester un choc sur véhicule à l’arrêt. C’est le chariot qui est lancé à pleine vitesse.  L'aire de choc de Belchamp réalise entre 300 et 400 chocs par an pour l'ensemble des véhicules de la marque.  Avec le rachat d'Opel, le groupe PSA dispose d'un deuxième centre de chocs à Rüsselsheim qui lui permet aujourd'hui de réaliser l'ensemble de ses crashs en interne. Jusqu'à présent, une partie des tests étaient sous traités. 

Il faut deux semaines pour préparer une voiture à un choc. Et ensuite autant pour en analyser le résultat. - Radio France
Il faut deux semaines pour préparer une voiture à un choc. Et ensuite autant pour en analyser le résultat. © Radio France - Christophe Beck