Économie – Social

Alain Anziani : "La guerre existait bien avant les Rafale !"

Par Florence Pérusin, France Bleu Gironde lundi 16 février 2015 à 10:34

Alain Anziani (sénateur) dans le studio de France Bleu Gironde
Alain Anziani (sénateur) dans le studio de France Bleu Gironde © Radio France - Florence Pérusin

Le sénateur-maire de Mérignac a répondu ce lundi matin sur France Bleu Gironde aux critiques de Noel Mamère. Le député-maire de Bègles est l'un des rares à ne pas se réjouir de la vente du Rafale à l'Egypte, en dépit du plan de charge que cette commande représente pour les sites girondins de Mérignac et de Martignas.

Faut-il se réjouir de cette vente sans arrière-pensées? Alain Anziani : "Il faut se réjouir avec de grandes pensées au contraire, car pour l'emploi c'est une bonne nouvelle. Si demain le plan de charge de Dassault n'était pas assuré, Dassault à Mérignac serait en danger avec ce que ca signifie pour notre agglomération et ses emplois. Mais il faut se réjouir en pleine conscience. Je tiens tout de même à rappeler que ce ne sont pas les Rafale qui provoquent la guerre... c'est parce qu'il  y a la guerre qu'il y a des Rafale. Ces avions nous servent justement à combattre le terrorisme, ils sont une des réponses militaires à la menace de l'Etat Islamique par exemple. Nous sommes en guerre aujourd'hui, et la question est de savoir comment on y répond.La gauche meilleur VRP du Rafale c'est paradoxal ? Non parce que les relations d'affaires n'ont pas grand chose à voir avec la politique... ça fait 20 ans qu'on ne vend pas le Rafale car nous avons eu des oppositions et notamment les américains qui arrivent à placer leurs avions avant les nôtres. Les Américains exercent des pressions considérables sur ces pays.Ca va créer des emplois à Mérignac ?

Non mais ca va empêcher d'en supprimer. Demain cette vente va en entrainer d'autres au Qatar aux Emirats et aux indiens et là ça finira par créer des emplois chez nous, mais ausi chez les sous-traitants.Voulez-vous faire de Bordeaux un site aéronautique capable de concurrencer Toulouse ?

L'aéronautique civil c'est toulouse c'est vrai mais l'aéronautique militaire depuis des années c'est Bordeaux c'est pour ça qu'on accompagne ces entreprises à l'Aéroporac de Mérignac qui fait partie des plus grands sites du monde en la matière. Nous avons même un avantage par rapport à Toulouse, c'est que nous, nous avons encore du foncier disponible, nous allons donc travailler dans le futur à attirer encore de nouvelles entreprises.

Alain Anziani : "L'aéronautique militaire, c'est l'agglomération bordelaise".