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L'inquiétude des bars après les nouvelles restrictions sanitaires à Albi

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Par , France Bleu Occitanie

Quelques jours après la fermeture obligatoire des bars tarnais après 23 heures, les gérants d'établissements albigeois se demandent comment ils vont pouvoir surmonter cette crise sanitaire et économique.

Des clients prennent leur déjeuner au Saint-James, un bar-restaurant qui doit maintenant fermer à 23 heures.
Des clients prennent leur déjeuner au Saint-James, un bar-restaurant qui doit maintenant fermer à 23 heures. © Radio France - Simon Cardona

"C'est 250, 300 euros par soirée qui s'envolent". Les gérants des bars d'Albi n'en reviennent pas des nouvelles restrictions sanitaires imposées par la préfète du Tarn. Ils doivent fermer leur établissement à 23 heures.

Des établissements pointent une décision inéquitable

Au Saint-James, qui profite de ce septembre très chaud pour fermer après 1h30 du matin, la décision préfectorale est lourde de conséquence. "On le prend assez mal parce qu'en ce moment on travaille assez tard, Philippe Malbec, le propriétaire. Dorénavant on doit presser les clients, à 23 heures, ils doivent être partis."

Pourtant certains établissements contournent les règles : ceux qui servent aussi à manger en même temps que la boisson peuvent veiller après l'heure limite. 

Mais cette "astuce" reste impossible en pratique pour bon nombre de bars-restaurants, qui composent la grande partie des établissements nocturnes d'Albi. "Le service se termine à 22 heures, on ne peut ni garder les cuisiniers, ni forcer les clients à manger." Et très peu d'entre eux se ramènent le ventre vide en fin de soirée.

Le problème sanitaire reste

Du côté du Lit Bleu, on se demande s'il ne vaut pas mieux mettre la clé sous la porte tant que la mesure sanitaire est en place. "On va voir cette semaine si on est rentable, annonce Philippe Pailhous, le gérant. Si on ne l'est pas, peut-être qu'on fermera, plutôt que de rester ouvert. On ne peut déjà pas remplir notre restaurant comme on en a besoin..."

Philippe Pailhous, gérant du bar-restaurant Lit Bleu à Albi.
Philippe Pailhous, gérant du bar-restaurant Lit Bleu à Albi. © Radio France - Simon Cardona

Des bouts de caisse

Le propriétaire du Lit Bleu et de la Bonne Maison, deux bars-restaurants qui restent ouverts tard le soir, comprend les mesures sanitaires. Mais aujourd'hui, "ça fait peur aux gens de sortir, sans culpabiliser. [...] Au mois d'août, ça s'est bien passé, mais là on observe une cassure nette. Après 23 heures, les gens qui venaient boire un digestif ou qui sortaient du cinéma ne veulent plus venir."

Et le problème ne change rien selon le gérant albigeois. "Ces jeunes, ils ne les empêcheront pas de sortir. Ils iront se réunir dans des lieux qui ne sont pas maitrisables."

Catherine Ferrier, la préfète du Tarn, pourra défaire l'arrêté si la propagation du virus est à nouveau maîtrisée.

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