Économie – Social

Alcatel-Lucent : l’ancien patron perd la moitié des sommes versées pour son départ

Par Marina Cabiten, France Bleu vendredi 11 septembre 2015 à 10:20 Mis à jour le vendredi 11 septembre 2015 à 11:20

Michel Combes
Michel Combes © Max PPP

Michel Combes, ancien patron d'Alcatel-Lucent, verra finalement divisé par deux la rémunération prévue suite à son départ. Le conseil d'administration de l'entreprise l'a décidé jeudi, après la polémique au sujet de cette somme d'un montant initial de 13,7 millions d'euros.

L'ex-patron d'Alcatel-Lucent, Michel Combes, est finalement privé de la moitié de sa rémunération de départ, comme l'a révélé Le Monde ce vendredi. L'entreprise a confirmé. Le conseil d'administration de l'entreprise de télécommunications a pris cette décision jeudi soir, en réaction à la polémique déclenchée par ces conditions de départ

De 13,7 à 7 millions d'euros

Le montant a donc été quasiment divisé par deux, passant de 13,7 millions d'euros (essentiellement en action) à environ 7 millions d'euros. Dans le détail fourni par Alcatel-Lucent, Michel Combes touchera 4,85 millions d'euros de rémunération variable, et 3,1 millions d'euros d'indemnités de non-concurrence. Lundi, le Haut comité du gouvernement d'entreprise avait indiqué avoir transmis son avis à Alcatel-Lucent sur la conformité de la rémunération de Michel Combes au code Afep-Medef, dont la mission est de veiller au respect des règles que le patronat s'est fixées en matière de rémunération.

Indignation politique

Michel Combes, qui a quitté Alcatel-Lucent le 1er septembre pour prendre la présidence de Numericable-SFR, devait toucher ces quasi-14 millions d'euros sur trois ans, après seulement huit mois passés à son poste. Et selon Le Nouvel Observateur, il doit bénéficier dans sa nouvelle société d'un "cadeau de bienvenue", un plan de stock-options pouvant atteindre 100 millions d'euros. 

Trois jours après les révélations, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron avait qualifié de "cas choquant" et "pas acceptable" ce départ et ses conditions, notamment alors que la fusion avec le finlandais Nokia n'est pas terminée. L'Autorité des marchés financiers (AMF) examine également de son côté de possibles "irrégularités" dans ce dossier