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Alimentation : En Corse (aussi) les prix ont augmenté sur certains produits

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Par , France Bleu RCFM

Certains consommateurs se sont plaints. A raison, en tout cas pour certains produits comme des fruits et légumes, dont les prix ont augmenté. La direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi donne des chiffres.

ILLUSTRATION PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/Lionel VADAM
ILLUSTRATION PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/Lionel VADAM © Maxppp - Lionel VADAM

Selon une étude menée au niveau national, par l'institut Nielsen/IRI, sur une centaine de produits, "l'inflation des prix est maîtrisée" sur les premiers jours d'avril. 

En Corse, le pôle concurrence de la DIRECCTE constate bien quelques variations sur les quatre dernières semaines. Mais comme ailleurs, cela dépend des produits.

La veille réalisée sur une 50 aine de produits de premières nécessité dans 12 drives (8 hypermarchés, 3 supermarchés et un magasin) et 6 enseignes de l'île tendrait à démontrer que les évolutions sont variables.

"Il y a effectivement quelques augmentations de prix sur certains fruits et légumes mais par contre, il y également des baisses", explique Gilles Anjoubeault, chef du pôle concurrence de la DIRECCTE. "Exemple, sur les courgettes et les  fraises. Par contre, il y a une hausse sur les poivrons et choux fleurs. C'est variable seront les semaines et les établissements. Les prix des autres produits sont globalement stables". 

Pour certains fruits et légumes, ces hausses se situent entre 10 et 15 % sur les quatre dernières semaines, et sur d'autres, les baisses ont des taux comparables. 

"1,90€ la salade, pour moi, c'est un peu cher".

Dans les supérettes et les commerces de quartiers, certains font le même constat d'une hausse nuancée. Leo Messineo, qui tient un commerce de maraîchage dans le quartier des Salini, à Aiacciu, parle de seulement "deux ou trois produits" impactés. 

"Il y a une chose qui aurait dû baisser en cette période, et qui a un peu augmenté par rapport à l'année dernière, ce sont deux variétés de tomates corses, la tomate grappe et la tomate ronde. Un euro en plus, au grand maximum. J'ai demandé pourquoi à mon livreur et il m'a répondu que sur le continent, elles sont beaucoup plus cher, et qu'elles auraient dû être encore plus cher ici. Après il y a les salades, qui auraient dû baisser et que je vends en ce moment 1,90€. C'est un peu cher..."

"Les frais de transports ont augmenté"

Ces variations s'expliquent avec le contexte de confinement dû à la crise du COVID-19. Manque de main d'oeuvre pour les exploitations, difficultés d'approvisionnement depuis l'étranger, ou encore augmentation des arrivées de produits français, et corses, sur les étals, selon les différents arguments avancés.

"Sur les fruits et légumes, explique le chef du pôle concurrence, l'évolution est liée au prix de gros de Rungis, St Charles (Perpignan) et a l'appel des autorités et producteurs a consommer des produits d'origine française, ou corse pour notre région. Ils ont un coût de revient un peu plus élevé. Les frais de transports du continent vers la corse ont augmenté et même a l’intérieur de la France continentale, les frais ont augmenté, car il y a moins de transporteurs qui travaillent et ceux-ci n'arrivent pas a faire le plein à l'aller comme au retour"

Et Gilles Anjoubeault de rappeler que "les prix sont libres depuis 1985. Les seuls prix réglementés aujourd'hui, ce sont les gels hydroalcooliques. Ils seront libérés dès que la pandémie sera terminée. Les conseils qu'on peut donner, c'est que les consommateurs fassent jouer la concurrence, même si c'est un peu plus compliqué en cette période de confinement, et d'éviter de faire des courses en trop grande quantité". Tout en respectant des dérogations de sortie de plus en plus contraignantes...

La DIRECCTE indique de plus que la plupart des grandes surfaces en Corse se sont engagées à modérer voir bloquer les prix des produits corses.

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