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Allocution d'Emmanuel Macron : "la mise sous perfusion ne suffira pas", réagit un patron de bar niçois

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Par , France Bleu Azur

28 novembre, 15 décembre, 20 janvier. Dans son allocution radiotélévisée, ce mardi 24 novembre, Emmanuel Macron a annoncé un allègement du confinement en trois étapes. Les aides aux entreprises fermées seront augmentées jusqu'à 20% de leur chiffre d'affaires de 2019.

Dave Riquier et Sel Kaya, deux gérants de bar à Nice écoutent les annonces d'Emmanuel Macron au sujet du confinement
Dave Riquier et Sel Kaya, deux gérants de bar à Nice écoutent les annonces d'Emmanuel Macron au sujet du confinement © Radio France - Sonia Ghobri

Pas de déconfinement mais des assouplissements. Emmanuel Macron s'est exprimé ce mardi 24 novembre afin d'exposer un plan en trois étapes (lire le détail des annonces).  

Le chef de l'Etat a annoncé la réouverture de petits commerces (magasins de jouets, de prêt à porter, librairies, salon de coiffure...) à partir de ce samedi 28 novembre. Les cinémas, théâtres et musées pourraient rouvrir le 15 décembre. Enfin, les salles de sport, les discothèques, les bars et restaurants garderont porte close jusqu'à la fin de l'année.

Réouverture des salles de sports et restaurants le 20 janvier ?

Le président de la République a toutefois avancé la date du 20 janvier 2021 pour les salles de sport et restaurants mais à condition de ne pas dépasser les 5.000 contaminations par jour. En revanche, les gérants de bars ne peuvent cocher aucune date sur leur calendrier. Michel Palagonia possède trois établissements à Nice, il n'est pas surpris par ces annonces.

"Je comprends, on ne connaît pas l'évolution de la maladie. Mais je suis sûr d'une chose : le gouvernement doit nous verser des indemnités, j'insiste des indemnités pas des aides, des indemnités sérieuses donc. Sans quoi nous devrons fermer nos commerces et c'est hors de question parce que ce n'est pas de notre faute. Ce n'est pas une erreur de gestion". 

Une aide à hauteur de 20% du chiffre d'affaires de 2019

Alors Michel Palagonia a tendu l'oreille lorsqu'Emmanuel Macron a proposé de verser aux commerçants fermés 20% de leur chiffre d'affaires de 2019 "si cette option au préférable pour eux aux 10.000 euros du fonds de solidarité", précise le président de la République. "C'est acceptable. J'ai fait 800.000 euros de chiffres d'affaires en 2019, si j'ai un chèque de 160.000 euros je vais peut-être me calmer..." réagit Michel Palagonia.  

Sel, comme le surnomment ses clients, accueille également positivement cette mesure mais le patron du pub L'Oxford dans le Vieux-Nice, reste prudent. "20% c'est alléchant. C'est mieux que les 10.000 euros. Ca nous permettra de payer nos charges voire même pour beaucoup de gérants de se dégager, enfin, un salaire. Mais quelles sont les conditions ? Je ne pense pas que tout le monde pourra y toucher. Plusieurs collègues n'ont pas eu droit à l'aide de 10.000 euros". 

A ses côtés, Dave Riquier, gérant d'un autre pub du Vieux-Nice souhaite avant tout pouvoir rouvrir : "l'Etat prend enfin la mesure de la crise même si la gestion reste la même. Je ne crache pas dans la soupe, c'est bien. Mais la mise sous perfusion ne suffira pas. J'ai touché l'aide de 10.000 euros il y a quelques jours, il me manque 2.000 euros encore pour payer toutes mes charges.

Il ne faut d'ailleurs pas oublier que l'Etat nous verse de l'argent qu'on lui reverse ensuite, l'URSAFF etc. En attendant, j'ai mon entreprise mais j'ai dû trouver un boulot alimentaire, je n'ai pas le choix. Alors on ne veut pas être sous perfusion, on veut travailler!" 

Dave Riquier est l'un des fondateurs de l'association "Nice la vie", à l'initiative d'une manifestation à Nice le 14 novembre dernier pour dénoncer les conséquences économiques du reconfinement. Ce jeudi, il se rendra à Marseille, avec d'autres commerçants azuréens, pour réclamer la réouverture des bars et restaurants. 

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