Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Allonnes : les salariés de TE Connectivity veulent prouver que la délocalisation en Pologne est évitable

-
Par , France Bleu Maine

La CGT invite les salariés à faire grève ce mardi et ce mercredi. Ces journées de débrayage correspondent aux deux jours de visite de plusieurs dirigeants chargés de transférer une partie de l'activité de l'usine sarthoise en Pologne. Décision qu'il est encore possible d'annuler d'après le syndicat.

Début février, les salariés ont construit un faux cimetière pour symboliser les emplois menacés de disparition
Début février, les salariés ont construit un faux cimetière pour symboliser les emplois menacés de disparition © Radio France - Bertrand Hochet

Allonnes, France

D'après les dernières prévisions, environ la moitié des 162 emplois de l'entreprise TE Connectivity d'Allonnes devraient être supprimés dans le cadre de cette restructuration. Au départ, au mois de janvier 2019, le plan prévoyait le maintien d'une vingtaine de postes seulement dans cette société qui fabrique des composants électroniques. La partie offshore qui devait déménager aux Etats Unis reste finalement en Sarthe. La partie ferroviaire doit, elle, être délocalisée en Pologne.

"La première fois, ils ont dit que cette délocalisation leur semblait difficile"

Ce mardi et ce mercredi, pour leur deuxième visite les dirigeants anglais et polonais devraient trouver l'usine vide, annonce Denis Halna, délégué CGT. Manière de montrer que les salariés s'opposent à ce transfert et qu'ils n'aideront pas leurs dirigeants à effectuer le déménagement. "Lorsqu'ils sont venus la première fois, ils ont dit que cette délocalisation leur semblait difficile", se souvient le syndicaliste. "La question de la pertinence de cette décision peut se poser car le responsable polonais chargé de ce transfert a, depuis, démissionné", ajoute-t-il. 

"La SNCF n'achètera pas de pièce fabriquée en Pologne !"

Le lundi 8 avril, une réunion importante se tiendra près de Paris avec les dirigeants du groupe TE Connectivity et les représentants du personnel sarthois : la toute première à ce niveau. La CGT entend démontrer que stratégiquement et économiquement, la décision de délocaliser l'activité ferroviaire en Pologne n'est pas judicieuse. Philippe Gautier, secrétaire du comité d'entreprise, avance ses arguments : "ils n'ont pas pris en compte les clients. Par exemple, on sait que la SNCF arrêtera d'acheter des pièces si elles sont fabriquées en Pologne. Le groupe Alstom pourrait faire de même". Les dirigeants de TE Connectivity ont déjà fait marche arrière sur la délocalisation d'une partie de l'activité aux Etats Unis. Celle qui concerne la fabrication des connecteurs offshore. Leur décision a permis de maintenir, en tout, 75 emplois en Sarthe.

L'annonce a été faite au mois de janvier 2019 - Radio France
L'annonce a été faite au mois de janvier 2019 © Radio France - Bertrand Hochet