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Allonnes : opération "usine morte" à TE Connectivity malgré l'annulation de certaines suppressions de postes

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Maine

L'usine TE Connectivity d'Allonnes à l'arrêt ce mercredi pour protester contre la suppression de 87 postes. Mardi, la direction est revenue sur une partie des suppressions d'emplois prévues. Certains salariés sont encore plus plongés dans l'incertitude.

Une centaine de salariés s'est retrouvée devant l'usine TE Connectivity d'Allonnes pour une opération "usine morte" le 27 février 2019
Une centaine de salariés s'est retrouvée devant l'usine TE Connectivity d'Allonnes pour une opération "usine morte" le 27 février 2019 © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Ils réclament toujours le maintien de l'ensemble des 162 emplois sur le site d'Allonnes : les salariés et syndicats de TE Connectivity bloquent l'usine ce mercredi, pas satisfaits du revirement des dirigeants américains du groupe sur les suppressions d'emplois. Alors que seule une quinzaine de postes devait être initialement sauvée, la direction vient d'annoncer que 85 emplois resteront finalement sur site, dans la filière Offshore Puissance. 

"Des volte-face incroyables"

Une annonce qui n'a pas rassuré les salariés, même ceux qui pourraient donc continuer à travailler à Allonnes. Fabien Jarrier est responsable du secteur Offshore Puissance : "Ça semble être une bonne nouvelle, mais que va-t-il se passer dans trois ou quatre ans quand on aura fini les commandes en cours ?, s'interroge-t-il. On ne sera plus que 75 alors dans quelles conditions est-ce qu'on travaillera ?". Car le carnet de commandes est plein : 

On a des projets équivalents à faire à ceux d'il y a trois ans, sauf qu'on est 75 et plus 350 !"

Il faudra donc recourir à des CDD et de l'intérim pour assurer la livraison des commandes à temps. _"L'argument économique initial des suppressions de postes, c'était que__l'Offshore n'était pas rentable,_précise Philippe Gautier, secrétaire CGT au comité d'entreprise. Aujourd'hui, c'est cette branche qui conserve le plus de postes à Allonnes, mais ça peut encore changer dans un mois ! Dans deux ans, comme l'activité est cyclique, on refait un plan social ?". "Ces volte-face confirment ce qu'on a dit dès le début, insiste le maire d'Allonnes Gilles Leproust. Cette entreprise est viable, c'est uniquement des affaires de gros sous pour enrichir les actionnaires". 

Des salariés dans le doute 

Ceux dont les emplois sont toujours concernés par les délocalisations, au Texas ou en Pologne, se sentent davantage perdus après cette nouvelle annonce. "Aujourd'hui, _la direction revient sur certaines suppressions d'emplois pour l'Offshore, peut-être que demain ce sera la même chose pour le ferroviaire_, lance Patricia, responsable d'un atelier d'assemblage dans cette branche. On ne sait pas, ils sont en train de diviser pour mieux régner, ils jouent sur notre mental"

On s'est dit qu'on partait, on a commencé à le digérer... Aujourd'hui, ça change pour des collègues. Demain, ce sera peut-être différent pour nous."

Même incertitude pour les salariés de l'Offshore Signal Optique, dont les emplois sont censés être délocalisés aux Etats-Unis. "On se sent perdus, on n'a plus confiance en le groupe TE Connectivity, explique Nathalie Cissé, secrétaire au CHSCT. _On a une épée de Damoclès au-dessus de la tête et on se demande si la direction ne va pas changer à nouveau d'idée_". "Ça torture les salariés au niveau psychologique, estime Philippe Gautier de la CGT. Notre crainte, c'est que ça les divise"

La direction a déjà mis un genou à terre. On va continuer à se mobiliser, on n'a rien à perdre."

Les salariés ont voté à nouveau le blocage pour la journée de jeudi, dans l'attente des discussions sur le nouveau plan social. Les premières réunions devraient se tenir mi-mars.

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