Économie – Social

Alstom approuve l'offre de reprise de General Electric

France Bleu mercredi 30 avril 2014 à 7:40

Alstom Belfort
Alstom Belfort © MAXPPP

Le conseil d'administration d'Alstom a tranché en faveur de General Electric pour la reprise de sa branche énergie, mardi, en fin de soirée. Mercredi matin, l'entreprise a officiellement confirmé que cette offre ferme de plus de 12 milliards d'euros sera examinée en profondeur d'ici fin mai. Alstom ne ferme pas toutefois la porte à d'autres repreneurs, dont Siemens.

La balle est désormais dans le camp de General Electric. Le groupe américain est désormais en position de force pour la reprise de la branche énergie de l'entreprise Alstom, après que le conseil d'administration s'est prononcé en faveur de l'offre de General Electric . "Alstom a approuvé l'offre de General Electric ", a déclaré mardi soir tard une source proche du dossier à l'AFP, après un long conseil d'administration. Selon le Figaro, les administrateurs ont adopté "à l'unanimité " cette offre de reprise de 12,35 milliards d'euros .

Un examen approfondi d'ici fin mai

En réalité, tout n'est pas gagné pour General Electric. Ce mercredi matin, le conseil d'administration a officialisé l'annonce, mais en précisant qu'il avait approuvé une étude "de l'adossement de ses activités énergie à GE ". Autrement dit, l'offre des américains va être épluchée et examinée en profondeur par "un comité d'administrateurs indépendants". Verdict définitif prévu d'ici à la fin mai.

Mais d'ici là, Alstom ne ferme pas définitivement la porte à d'autres offres non sollicitées , notamment celle de Siemens, et assure même garantir un "accès équitable à l'information " en vue d'une nouvelle offre. Pas question pour l'entreprise, en revanche, de démarcher des repreneurs potentiels.

Le gouvernement exige des garanties pour l'emploi

L'allemand Siemens a fait savoir dimanche qu'il était intéressé par la reprise de cette même branche énergie, qui représente près de trois quarts des activités d'Alstom. Le groupe industriel français avait révélé seulement quelques jours plus tôt (après un démenti) que des discussions avancées avaient lieu avec GE pour une potentielle reprise. Mardi, Siemens a officialisé le dépôt d'une offre rivale de celle de GE , sans toutefois la détailler.

Le gouvernement, de son côté, réclame plus de temps pour permettre à d'autres offres que celle de GE – comme celle de Siemens par exemple – d'émerger. Il exige des garanties pour l'emploi : quelque 9.000 salariés travaillent en France pour la division énergie d'Alstom . Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg a par ailleurs reproché au PDG d'Alstom, Patrick Kron, de lui avoir caché les discussions en cours avec GE depuis des semaines :

"Est-ce que le ministre de l'Economie doit aller installer un détecteur de mensonges dans son bureau ? Pour les présidents du CAC 40 qui n'ont pas le civisme élémentaire d'avertir leur gouvernement ?" — Arnaud Montebourg, ministre de l'Economie