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Économie – Social

Alstom Belfort : une production en hausse de 20% sur un an

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Trois ans après avoir failli fermer, le site de Belfort se porte bien. La production a augmenté de 20% cette année par rapport à l'an dernier. Avec une nouvelle commande de 12 rames TGV fin juillet et le TGV du futur à venir, l'usine a un carnet de commande bien rempli.

Une motrice de TGV Océane à la finition
Une motrice de TGV Océane à la finition © Radio France - Soline Demestre

Belfort, France

Il y a trois ans, le site Alstom de Belfort se voyait menacé de fermeture. Aujourd'hui il se porte bien, très bien même.  L'entreprise a reçu fin juillet une nouvelle commande de la SNCF pour 12 rames TGV Océane (55 avaient déjà été commandées jusque là). C'est le site belfortain qui fabrique les motrices. 

Il fabriquera bientôt celles du TGV du futur (Avelia Euroduplex). La SNCF a passé commande l'an dernier pour 100 rames, ce qui donnera du travail pour huit ans à Belfort. Mais la mise en service n'est pas prévue avant deux à trois ans.  Cette nouvelle commande de 12 rames Océane va donc permettre au site de tenir jusque là. Ces deux prochaines années, l'usine va aussi poursuivre la production de deux commandes en cours pour des locomotives, 47 Prima HA pour la SBB, la société de chemins de fer Suisse et 30 Prima M4 pour le Maroc.

Une production en hausse de 20%

Le volume de production sur le site de Belfort augmente cette année de 20% par rapport à l'an dernier. Aujourd'hui Romuald Gicquel, le directeur de l'usine de Belfort est plutôt confiant pour l'avenir mais il sait que le site ne doit pas se reposer sur ses lauriers : "Nous ne sommes pas inquiets à court terme. A long terme, nous avons le TGV du futur, mais nous allons devoir explorer toutes les opportunités commerciales et vendre nos locomotives pour compléter la charge apportée par le TGV."

Le site compte aussi développer son activité service (modernisation ou réparation des trains par exemple). Le directeur table sur 150 personnes d'ici cinq ans contre près de 90 aujourd'hui. Alstom a investi plus de deux millions d'euros cette année pour augmenter la capacité d'accueil. Trois millions d'euros ont aussi été investis pour moderniser la ligne de production en vue de l'arrivée du TGV du futur. 

Prudence des syndicats

De son côté l'intersyndicale CGT-FO d'Alstom Transports se dit toutefois "inquiète" concernant la future commande de 28 rames Intercités destinées aux lignes Paris-Clermont et Paris-Toulouse. Selon les syndicats, la SNCF s'apprêterait à choisir un constructeur espagnol (CAF) au détriment du français Alstom.

Cette décision pourrait nuire, d'après eux, à l'emploi sur les sites Alstom de Belfort, d'Ornans et de Reichshoffen (dans le Bas-Rhin), un choix pour l'instant non confirmé. La SNCF devrait se prononcer lors de son prochain conseil d'administration courant septembre.

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