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Alstom Belfort va bénéficier d'une commande avec l'Ukraine : "une excellente nouvelle" pour Bruno Le Maire

Le ministre de l'Economie Bruno le Maire revient avec France Bleu Belfort Montbéliard sur l'accord passé ce jeudi avec l'Ukraine. Le pays signera un contrat d'ici la rentrée avec Alstom, qui bénéficiera à Belfort. Le ministre évoque également la situation de GE.

Bruno Le Maire lors de son déplacement en Ukraine
Bruno Le Maire lors de son déplacement en Ukraine © Maxppp - maxppp

Le site d’Alstom Belfort va bénéficier d’un accord signé ce jeudi par le gouvernement Français avec l’Ukraine afin d’aider le pays à moderniser ses réseaux ferroviaires. En effet, en échange d’un accompagnement financier, l’Ukraine s’engage à signer un contrat de 880 millions d’euros avec le constructeur ferroviaire. Bruno Le Maire, ministre de l’Economie a ainsi évoqué le dossier avec France Bleu Belfort Montbéliard

France Bleu Belfort Montbéliard : En quoi le contrat va-t-il bénéficier au site de Belfort ? 

Bruno Le Maire : Le contrat porte sur 130 locomotives au total et une vingtaine au minimum qui seraient entièrement produites à Belfort, ce qui assure un plan de charge pour Belfort pour les 6 à 7 années à venir donc c'est une excellente nouvelle pour Belfort, pour tous les salariés, les ouvriers de Belfort. Je m'étais rendu il y a quelques mois sur le site et j’avais vu qu’il y avait des inquiétudes car les contrats arrivaient à expiration. Tout le monde attendait avec beaucoup d'impatience la signature de ce contrat avec l'Ukraine, cela fait plusieurs années qu’il est en cours de négociation, il est maintenant signé, je le redis c'est une excellente nouvelle pour tous les salariés de Belfort. 

En attendant que la commande arrive dans les ateliers, les deux tiers des salariés de la production vont connaître une période de chômage partiel pendant plus d’une année, n’y a-t-il pas eu un manque d’anticipation ?  

Le contrat sécurise 110 emplois à Belfort sur les 6 à 7 années à venir, donc c'est déjà une anticipation, cela fait plusieurs années que nous travaillons sur ce contrat avec les Ukrainiens. Personnellement, en tant que ministre de l’économie, cela fait près de 3 ans que je travaille sur ce contrat donc je pense qu'il y a eu une anticipation au contraire considérable. Ce sont des contrats qui représentent des montants importants : près d’un milliard d'euros donc cela demande du temps de négociation, de l'anticipation et aujourd'hui je crois qu'il faut surtout se réjouir de ce résultat et de la garantie que ça donne pour l'emploi d'Alstom à Belfort. 

Peut-on peut imaginer d'autres accords de ce type avec d'autres pays qui bénéficieraient là aussi au site de Belfort ? 

Je travaille tous les jours à essayer de trouver des contrats avec d'autres pays à l'exportation donc bien sûr il peut y avoir d'autres contrats, d'autres possibilités y compris d'ailleurs avec l'Ukraine. Mais je ne le cache pas : nous travaillons sur d'autres possibilités dans d'autres pays, avec toujours une obsession pour ma part qui est de garantir l'emploi sur les territoires et en particulier sur le Territoire de Belfort qui me tient très à cœur.  

Est-on aujourd’hui obligé de passer par ce genre d'accord pour signer des contrats ? Ne force-t-on pas la main aux Ukrainiens en leur soumettant des conditions, en les accompagnant financièrement mais en leur demandant de signer des contrats avec Alstom ? La simple réputation d'une entreprise comme Alstom ne suffit-elle pas ? 

Alstom a une réputation qui est exceptionnelle bien sûr, mais les enjeux sont tels notamment pour les finances de l'Ukraine et pour la réalisation de ses projets, pour l'emploi industriel sur le site de Belfort mais aussi pour l'emploi industriel en Ukraine qu’il est parfaitement légitime qu'il y ait des accords intergouvernementaux. On ne force évidemment la main de personne et sur un contrat de près d'un milliard d'euros, je pense qu'on ne peut pas nous reprocher de prendre les garanties financières nécessaires. 

Impossible de parler de Belfort et de ne pas évoquer la situation de General Electric (GE) : Belfort et Bourogne vivent chaque année un nouveau plan social, le groupe a supprimé 1.000 emplois en 5 ans. Est-ce que vous avez des regrets sur ce dossier ? 

Je ne suis pas un homme de regrets, je suis un homme de combat et je me bats pour qu’Alstom ait son contrat ferroviaire et son contrat locomotives avec l'Ukraine. Je me bats que pour que GE réduise son plan social. Chez Steam Power, de 200 postes concernés nous sommes passés à 134 postes et avec l’assurance qu’il n’y ait pas de départs contraints. Je continuerai à me battre pour GE, Alstom et je compte bien continuer à me battre moins pour que GE offre des perspectives au site de Belfort. 

Parce que les syndicats et le personnel ont demandé une table ronde avec vous, que vous avez refusé et ont eu régulièrement l’impression d’être lâchés par le gouvernement.

Les syndicats ne peuvent pas avoir l'impression d'être lâchés par le gouvernement alors que je suis ce dossier tous les jours et je me bats pour GE Belfort tous les jours et nous obtenons des résultats. Il faut faire des tables rondes lorsque c'est utile, au moment où nous pouvons débloquer un certain nombre de choses. J'ai encore eu le président de General Electric, Larry Culp, au téléphone il y a quelques jours. Donc je ne suis pas là pour faire de l'affichage, je pense que ce n'est pas utile. Je suis là pour obtenir des résultats et ma porte est toujours ouverte pour discuter avec les organisations syndicales, je le fais très régulièrement nous avons tenu compte de leurs observations qui sont constructives et pertinentes et qui nous permettent d'aller de l'avant. J'ai devant moi des engagements à tenir sur trois points qui sont essentiels et sur lesquels je me bats tous les jours avec l'appui des organisations syndicales avec la pluie des salariés avec l'appui des collectivités locales et du maire de Belfort Damien Meslot : pas de départs contraints, un travail sur une solution souveraine pour les turbines Arabelle qui équipent le parc nucléaire et le troisième point concerne le projet de diversification de l'entreprise sur lequel nous attendons des améliorations de la part de GE. 

Où en est le gouvernement d’ailleurs de sa réflexion sur le sujet de la solution souveraine pour Arabelle ? 

Quand il s'agit de trouver une solution souveraine pour un actif aussi stratégique que les turbines Arabelle, il est légitime que cela prenne du temps et cela ne peut pas se faire du jour au lendemain. Ce sont des enjeux industriels financiers technologiques trop importants et qui demandent des mois de négociations.  

Les syndicats ont entamé une procédure judiciaire contre général Electric, les soutenez-vous, et pensez-vous que l'avenir de GE doit encore se faire avec les américains ?  

Je travaille bien avec la direction de General Electric je suis en contact régulier avec Larry Culp et ma responsabilité de ministre de l'Economie et des Finances c’est justement, à ce niveau de discussions, de travailler avec la direction de GE pour que nous puissions obtenir de leur part des engagements fermes, des engagements solides, et des engagements qui soient respectés. Ma responsabilité n’est pas d'entrer dans des procédures judiciaires. 

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