Économie – Social

Alstom : l'Etat compte commander 16 TGV pour sauver l'usine de Belfort

Par Géraldine Houdayer, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon et France Bleu lundi 3 octobre 2016 à 20:04 Mis à jour le mardi 4 octobre 2016 à 10:27

Les salariés d'Alstom ont manifesté devant le siège de l'entreprise, à Saint-Ouen, le 27 septembre dernier.
Les salariés d'Alstom ont manifesté devant le siège de l'entreprise, à Saint-Ouen, le 27 septembre dernier. © AFP - Paul Alfred-Henri

Le plan de sauvetage de l'usine d'Alstom sera présenté ce mardi 4 octobre par le gouvernement. Pour sauver le site, l'Etat compte commander 16 TGV à Alstom. L'usine de Belfort sera aussi transformée en centre européen de maintenance, et produira, à l'avenir, des bus électriques.

Le plan de sauvetage du site Alstom de Belfort, qui sera présenté ce mardi 4 octobre par le secrétaire d'Etat à l'Industrie, comprend une commande publique de 16 rames TGV et de leurs 32 motrices, annoncent plusieurs médias. A 30 millions d'euros la rame et ses deux motrices, cela représente un coût de près de 500 millions d'euros, dont on ignore encore comment il sera financé, ou qui exploitera ces nouveaux TGV (la SNCF ou un autre opérateur après l'ouverture à la concurrence du transport de passagers).

Deux ans de travail assurés pour Belfort

D'après franceinfo, ces rames de TGV circuleront sur des lignes Intercités, pas sur des lignes à grande vitesse. Leur construction permettrait d'assurer deux ans de travail au site de Belfort, de quoi combler partiellement un "trou" de trois ans dans les carnets de commande du groupe, avant de retrouver de la visibilité en 2022 grâce au "TGV du futur".

Un centre européen de maintenance ferroviaire

Le site de Belfort sera par ailleurs transformé par Alstom en centre européen de la maintenance ferroviaire, soit un investissement de 70 millions d'euros. D'après les informations de France Bleu Belfort-Montbéliard, les collectivités locales pourraient mettre la main à la poche. La mairie, la région, l'agglomération et le département pourraient ainsi investir plusieurs centaines de milliers d'euros pour aider à cette diversification en site de maintenance, notamment en électrifiant la ligne de train entre la gare de Belfort et l'usine.

Des bus électriques produits à Belfort

D'après lemonde.fr, le groupe y produira aussi à l'avenir des autobus électriques. Ces deux mesures doivent assurer à plus long terme la pérennité du site en constituant un début de diversification. Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, présentera ce mardi à Belfort les propositions du gouvernement aux représentants syndicaux d'Alstom et aux élus locaux, en présence du président du groupe, Henri Poupart-Lafarge. L'enjeu immédiat est la survie du site historique du groupe, spécialisé dans la production de motrices, où 400 emplois sont en jeu, à quoi s'ajoutent quelque 800 emplois indirects, selon les estimations d'élus locaux.

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