Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Alstom perd un contrat SNCF Intercités : "Une catastrophe" pour les syndicats de Reichshoffen

-
Par , , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

Les syndicats d'Alstom à Reichshoffen en Alsace sont catastrophés : la SNCF a annoncé ce mercredi qu'elle préférait l'offre du groupe Espagnol CAF pour 28 nouveaux trains destinés aux lignes Intercités Paris-Toulouse et Paris-Clermont. Pour les représentants des salariés, 200 emplois sont en jeu.

Le personnel d'Alstom à Reichshoffen.
Le personnel d'Alstom à Reichshoffen. © Maxppp - Jean-Marc LOOS

Reichshoffen, France

"Catastrophe", "coup de poignard"... les représentants syndicaux d'Alstom à Reichshoffen (Bas-Rhin) ont des mots très durs ce mercredi, après l'annonce de la SNCF. L'entreprise ferroviaire a annoncé qu'elle avait choisi le groupe espagnol CAF pour construire 28 nouveaux trains destinés aux lignes Intercités Paris-Toulouse et Paris-Clermont. Le site alsacien -et dans une moindre mesure celui de Belfort- espéraient bénéficier de cette commande.

Deux-cents emplois sur la sellette

Daniel Dreger, délégué syndical CGT du site bas-rhinois, explique que Reichshoffen comptait vraiment sur ce projet pour assurer son avenir : "Si Alstom a la possibilité de nous donner d'autres projets, ce sera fait, mais c'est quand même un risque qu'on n'ait pas de charge à partir de 2022 dans la production". Son collègue de Force ouvrière, Hervé Fillhardt, confirme que 200 emplois (sur 780 salariés) pourraient être menacés après cette date, "même si on va essayer de gagner d'autres marchés".

"La majeure partie de ce travail aurait dû revenir à la France"

Hervé Fillhardt se dit "abasourdi" par le choix de la SNCF, entreprise publique qui aurait dû, selon lui, privilégier une entreprise et des implantations françaises. "La majeure partie de ce travail aurait dû revenir à la France" proteste le délégué FO qui ajoute que le site alsacien "s'est battu pour l'appel d'offres", lancé fin 2016. 

La SNCF, de son côté, justifie son choix par le fait que l'offre de CAF (Construcciónes y Auxiliar de Ferrocarriles) "s'est avérée être la meilleure sur les critères de performance technique, d'innovation et de coût", face à celle d'Alstom. CAF dispose en outre d'une usine à Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées. 

La commande porte sur le matériel roulant des "trains d'équilibre du territoires" Paris-Toulouse et Paris-Clermont, soit 28 rames auxquelles s'ajouteront éventuellement 75 rames en option. Elle doit encore être approuvée par le conseil d'administration de SNCF Mobilités le 24 octobre. Le coût estimé s'élève à 700 millions d'euros, auquel s'ajouteront environ 100 millions pour les centres de maintenance. 

La direction d'Alstom Reichshoffen n'a pas souhaité commenter la décision de la SNCF pour le moment. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu