Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Un seul candidat à la reprise d'Altéo

-
Par , France Bleu Provence

L'un des deux candidats à la reprise de l'usine Altéo à Gardanne a finalement jeté l'éponge. Le tribunal de commerce de Marseille se prononcera après les fêtes sur la proposition du groupe guinéen UMS.

L'usine Altéo à Gardanne
L'usine Altéo à Gardanne © Radio France - David Aussillou

Les salariés d'Altéo à Gardanne vont passer les fêtes dans l'attente de la décision du tribunal de commerce de Marseille. Rachat ou liquidation ? Les magistrats se prononceront le 7 janvier. Mais il n'y a désormais plus qu'un seul candidat à la reprise de l'entreprise. Un an après le placement en redressement judiciaire d'Altéo, l'ancien directeur de l'usine et le propriétaire de l'entreprise chimique Kem One ont finalement jeté l'éponge. Notamment parce qu'ils n'ont pas obtenu le soutien de l'État à qu'ils demandaient une garantie de prêt de 50 millions d'euros. Avec ce projet, les 500 salariés gardaient leur emploi.

98 suppressions d'emplois prévus par UMS

À la sortie de l'usine ce mardi après-midi, la nouvelle a mis un coup au moral des salariés. "Ça enlève une chance, dit Virginie l'une des 500 salariés d'Altéo. Maintenant, c'est soit UMS, soit... rien." Le personnel de l'usine qui transforme la bauxite, une roche rouge en alumine, se souvient qu'après le redressement judiciaire, jusqu'à huit candidats s'étaient fait connaître. Tour à tour, ces groupes internationaux se sont désistés.

Le projet du groupe guinéen UMS pourrait aboutir à la suppression d'une centaine d'emplois. Mais l'homme d'affaires franco-libano-guinéen Fadi Wazni s'est engagé à tout faire pour parvenir à se rapprocher le plus possible de zéro suppression de poste.

La mauvaise réputation des boues rouges

Durant des années, l'usine a rejeté ses boues rouges dans la Méditerranée. Désormais dépollués, ces résidus sont stockés sur des terrains à ciel ouvert sur la commune voisine de Bouc-Bel-Air, sur le site de Mange-Garri, au grand désarroi de certains habitants qui déplorent notamment l'envol des poussières et redoutent la pollution des nappes phréatiques.

Le projet du groupe guinéen UMS promet lui l'arrêt de l'importation de bauxite. Il n'importerait plus que de la poudre brute d'alumine qu'il raffinerait sur place, s'épargnant ainsi de devoir stocker les résidus de bauxite.

Le tribunal de commerce de Marseille rendra sa décision le 7 janvier.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess