Économie – Social

Altia, tout le monde autour de la table au ministère de l'Économie

France Bleu Creuse et France Bleu Limousin mercredi 30 avril 2014 à 11:23

L'entrée de l'usine Altia à La Souterraine.
L'entrée de l'usine Altia à La Souterraine. © Mathieu Tijeras - La Montagne - Maxppp

Les élus du personnels d'Altia en Limousin étaient ce mardi 29 avril au soir au ministère de l'Économie pour faire le point sur la situation de chacun des anciens sites de l'équipementier. Les salariés devraient en savoir plus d'ici le 12 mai avec la fin de la période d'observation pour les usines qui ont été placées en redressement judiciaire.

Il reste moins de deux semaines pour sauver les anciens sites d'Altia. Trois des cinq sites, dont ceux de la Souterraine et de Bessines, ont été plaçés en redressement en redressement judiciaire de lundi 28 avril par le tribunal de commerce de Paris. La période d'observation de 15 jours se termine le 12 mai. Pour les syndicats, cette étape pourrait permettre de sortir du giron de Transatlantic Industries ; l'entreprise américaine qui a repris trois des sites d'Altia.

Ce mardi soir, tous les acteurs de ce psychodrame étaient réunis à Paris au ministère de l'Économie . Autour de la table, les représentants des ministères de l'Économie et du Travail , deux commissaires au redressement productif , les constructeurs automobiles, l'administrateur et le mandataire judicaires ainsi que les élus du personnel des cinq sites concernés .Objectif de cette réunion, faire le point sur la situation de chaque site et envisager la suite.

"La première urgence c'est de passer le 12 mai"

Plus de 700 salariés sont dans l'attente jusqu'au 12 mai . Pour le moment, pour les trois sites placés en redressement judicaire, dont la Souterraine et Bessines, les salaires seront bien versés au début du mois de mai. Les salariés des autres sites, ceux de Meaux et Besançon, demandent également leur placement en redressement judiciaire pour être assurés d'être payés. Les ouvriers de l'usine de Meaux sont d'ailleurs en grève depuis mardi 29 avril.

Pour la suite, des contacts avec d'éventuels repreneurs ont été pris mais pour l'instant rien n'est sûr. Les représentants des salariés espèrent que l'activité se poursuivra après le 12 mai et que des fonds seront débloqués pour faire fonctionner les entreprises et payer les salaires. Les constructeurs automobiles ont pris des engagement dans ce sens .

7H / son (1) altia / labrousse

Quant à d'éventuelles procédures judicaires contre des dirigeants d'Altia qui avaient été évoqués, rien n'est joué. L'État notamment joue la prudence.

9H / son (2) altia / labrousse