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Économie – Social DOSSIER : Alstom Transport : quel avenir à Belfort ?

Alstom Belfort : un an après les menaces de fermeture, où en est-on ?

jeudi 7 septembre 2017 à 9:09 Par Gil Rebecca, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu

Il y a un an jour pour jour, l'annonce de la menace de fermeture du site d'Alstom à Belfort tombait comme un couperet sur la tête des 500 salariés. Un mois plus tard, un plan de sauvetage du site était annoncé pour le gouvernement. Retour sur ce "feuilleton" socio-économique, un an après.

Manifestation des ouvriers d'Alstom contre la fermeture du site Belfortain
Manifestation des ouvriers d'Alstom contre la fermeture du site Belfortain © Radio France - Emilie Pou

Belfort, France

C'était il y a un an déjà : les ouvriers belfortains d'Alstom apprenaient que le site sur lequel ils travaillent risquait probablement de fermer. Seule solution proposée à l'époque : un transfert vers l'usine de Reichshoffen. Impossible, trop compliqué, inenvisageable pour la plupart des salariés de Belfort. S'engage alors une véritable lutte pour sauver l'entreprise : une marche à Belfort, une manifestation à Paris, jusqu'à ce que la nouvelle tombe le 4 octobre 2016 : Alstom Belfort obtient un sursis.

Où en est le plan de sauvetage du site annoncé par le gouvernement ?

Pour les syndicats, l'État a fait sa part : le gouvernement Hollande à l'époque avait promis de booster la commande publique : 700 millions d'euros ont été dépensés dans l'achat de 15 rames de TGV pour la ligne Paris Bordeaux. A Belfort, 150 personnes y travaillent exclusivement. En ce qui concerne les 22 locomotives de manœuvre commandées pour la SNCF, l'appel d'offres devrait être lancé en janvier prochain. Enfin, les négociations pour la commande des 6 rames TGV pour la ligne Paris Turin sont encore en cours ; la rentabilité de cette ligne n'est pas encore réellement établie. À propos de la direction d'Alstom, l'écho n'est pas le même du côté des syndicats : elle n'a pas tenu ses promesses, d'après André Fages, le delégué CFE CGC de l'usine d'Alstom. "Sur les 40 millions d'euros promis, moins de 3 millions ont été mis sur la table", assure-t-il.

Alstom Belfort : centre européen de maintenance des locomotives ?

C'était l'engagement du gouvernement : faire d'Alstom Belfort un centre européen de maintenance des locomotives. Un objectif en bonne voie puisque la modernisation d'électrification de deux voies ferrées qui amènent au site est en cours, les travaux ont d'ores et déjà commencé. Objectif : y acheminer plus facilement et rapidement les locomotives, afin d'y attirer de nouveaux clients.

L'ambiance au travail est pesante, les ouvriers ont encore peur de la fermeture du site

— André Fages, delégué CFE CGC de l'usine d'Alstom Belfort

Les inquiétudes n'ont pas totalement disparu à Belfort : d'après André Fages, "l'ambiance au travail est pesante. Les salariés n'ont pas oublié, et ne sont pas encore totalement rassurés. On a toujours peur de la fermeture du site", remarque-t-il. Le temps des élections, le dossier Alstom a été quelques temps mis entre parenthèses, mais Edouard Philippe a assuré aux élus du Territoire de Belfort cet été continuer sur la lancée du gouvernement précédent.

Un nouveau comité de suivi du plan de sauvetage d'Alstom Belfort est prévu dans le courant du mois de septembre. Lors de la dernière réunion, Damien Meslot, le maire de Belfort, avait invité les ministres concernés par ce dossier à ce que la prochaine se tienne sur le site de Belfort. Reste à savoir si Bruno Lemaire, ministre de l'économie et des finances et Benjamin Griveaux, son secrétaire d'État vont accepter l'invitation.

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