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Amazon Montélimar : des salariés en grève pour contester le licenciement de leurs collègues

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Par , France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu

Un salarié d'Amazon à Montélimar (Drôme) a été viré il y a une dizaine de jours pour avoir appelé à des blocages avec les gilets jaunes. A l'appel de la CGT et de la CFDT, une quinzaine de salariés se sont rassemblés ce matin devant le portail de l'entreprise pour demander sa réintégration.

Piquet de grève ce mardi matin devant la plateforme Amazon à Montélimar (Drôme)
Piquet de grève ce mardi matin devant la plateforme Amazon à Montélimar (Drôme) © Radio France - Nathalie Rodrigues

Pour les grévistes, le licenciement de leur collègue est injustifié. Pour Christophe Chabert, délégué du personnel CFDT : "on peut soutenir les gilets jaunes, avoir ses propres opinions, sans que ce soit déloyal envers sa direction".  

Dans son post Facebook du 22 novembre, le salarié licencié écrivait : "Bravo à tous pour le blocage d'Amazon. Qu'est ce que j'étais content d'être bloqué en sortant du boulot. Vendredi ça va être Black Out Friday. Je me joins à vous quand je ne travaille pas. Bloquez tout". Il se défend et explique qu'il n'appelait pas à bloquer spécifiquement son entreprise, ce qui peut être répréhensible selon le code du travail, mais toutes les entreprises du secteur. De son côté, Amazon assure que cela n'a rien à voir avec la crise des gilets jaunes et que la société agit dans le cadre du droit du travail.

Trois autres salariés d'Amazon Montélimar ont été convoqués par la direction dans le même contexte. Trois autres, dans le Nord et à Orléans, ont été licenciés. Un climat angoissant explique Guillaume Reynaud, représentant syndical CGT : "cela a été assez mal vécu par les salariés. Certains ont complètement supprimé leur compte Facebook parce qu'ils avaient peur. On est déjà assez surveillé comme ça sur notre lieu de travail ; on n'a pas besoin d'être surveillé en dehors."

"Des salariés ont supprimé leurs comptes Facebook, par peur"

Une trentaine de gilets jaunes s'étaient rassemblés aussi ce matin en soutien au salarié licencié. Mais un peu plus loin. Pas à côté de la CFDT et de la CGT devant le portail de l'entreprise. Il ne fait pas bon s'afficher ensemble pour Mickaël, un des grévistes : "j'ai eu craint, à un moment, qu'on puisse faire l'amalgame entre notre manifestation à nous et les gilets jaunes qui sont arrivés et sont repartis depuis ; j'ai craint que du coup, derrière, il y ait des conséquences similaires à celles pour lesquelles on est ici".

Le salarié licencié, un homme de 23 ans, était présent dans la manifestation ce mardi matin. Discret. Il ne souhaite pas s'exprimer pour l'instant, pour ne rien dire qui pourrait se retourner contre lui s'il saisit les Prud'hommes.

Montélimar, dans la Drôme
Montélimar, dans la Drôme © Radio France - Denis Souilla

Amazon a souhaité réagir : « il est faux de prétendre que des collaborateurs ont été licenciés pour une raison autre que la violation de leurs obligations contractuelles. Notre intérêt est que nos collaborateurs restent au sein de l’entreprise, et y développent leurs carrières. Cependant, nous prenons des mesures si un employé ne respecte pas ses obligations contractuelles. »

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