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Économie – Social

Amiens : les salariés de l'AFPA en grève contre le plan de licenciement qui les menace

mercredi 7 novembre 2018 à 19:13 Par Hélène Fromenty, France Bleu Picardie et France Bleu

Les personnels de l'AFPA d'Amiens ont débrayé ce mercredi pour dénoncer les suppressions de postes annoncés par la direction nationale de l'agence de formation professionnelle pour adulte. D'ici à 2020,1.500 emplois seront supprimés dans la France entière et près de 70 dans les centres picards.

Les salariés de l'AFPA d'Amiens ont débrayé pendant une heure mercredi après-midi.
Les salariés de l'AFPA d'Amiens ont débrayé pendant une heure mercredi après-midi. © Radio France - Hélène Fromenty

Amiens, France

"Zéro licenciement, non à la fermeture de centre". Voilà ce qu'on pouvait lire ce mercredi après-midi sur le grillage de l'AFPA d'Amiens. Les salariés de l'agence de formation professionnelle pour adultes ont débrayé pendant une heure dans plusieurs centres de France dont les cinq que compte la Picardie. Un mouvement de grève contre un plan de transformation : 1.541 postes seront supprimés et 38 centres fermés au niveau national à l'horizon mars 2020. Dans notre région, 60 emplois sont menacés et 2 sites - Beauvais et Compiègne - vont fermer. 

"C'est un choc complet, reconnait Eric, qui travaille à l'AFPA depuis 14 ans, et qui a déjà vécu un premier licenciement dans sa carrière. Je ne sais pas du tout ce que l'on va me proposer, c'est l'incertitude totale pour l'avenir." C'est en fait tout son service, la direction régionale, qui est concerné par ces suppressions. 

Egalement visée, Michelle, formatrice depuis 11 ans dans le secteur des services aux personnes. "On ne comprend pas qu'ils suppriment ces postes là, c'est un secteur extrêmement porteur, et nous on ne va plus former personne."

Quatre mois de négociations

Pour la direction, il s'agirait d'alléger la dette de l'AFPA, qui serait extrêmement lourde. "On nous a expliqué qu'il y avait des difficultés financières, reprend Michelle. Mais dans le même temps, dans les hautes sphères, les directeurs se sont octroyé des primes et des augmentations. C'est bizarre !"

Mercredi, en même temps que la grève des employés, un CCE extraordinaire concernant le plan social s'est tenu au siège de l'AFPA en région parisienne. Le début de quatre mois de négociations - jusqu'au 7 mars 2019 - entre la direction et les syndicats, afin de détailler les choses. 

Certains ont surtout peur d'être sacrifiés pour rien. "On n'est même pas certains qu'avec ce plan la situation de l'AFPA s'améliore." Des salariés qui prévoient de nouvelles actions dans les mois à venir. 

Contactée, la direction nationale de l'AFPA n'a pas encore répondu à nos questions.