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André Garreta veut une vice-présidence chargée de traquer les économies à l'agglomération Pays Basque

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Par , France Bleu Pays Basque

Dix-neuf associations, syndicats patronaux et chambres consulaires ont écrit un courrier à la CAPB. Ils dénoncent une fiscalité galopante et soulignent les dangers pour la reprise économique dans les prochaines semaines.

André Garreta président de la CCI Bayonne - Pays Basque
André Garreta président de la CCI Bayonne - Pays Basque © Radio France - Bixente Vrignon

La taxe transport va augmenter de 50% en janvier, la taxe sur le foncier bâti est multipliée par dix, la contribution foncière augmente, et l'Etat créé un nouvel impôt pour les dommages causés par les inondations, le GEMAPI. C'est trop pour les organisations de chefs d'entreprise du Pays Basque."C'est un vent contraire à l'effort national qui est en place" pour André Garreta, le patron de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) de Bayonne-Pays Basque. "_Nous allons avoir un coup de grâce inacceptable pour des milliers de chefs d'entreprises du Pays Basque qui ont fait confiance à leurs élus_. L'entreprise ne peut pas être systématiquement une variable d'ajustement budgétaire, alors que nous avons besoin d'oxygène aujourd'hui plus qu'hier : nous vivons une crise sanitaire qui devient une crise économique, et nous avons besoin de préparer le rebond" dénonce le représentant patronal.

Supprimer des services

Le président de la CCI,  donne des chiffres : "Quand vous avez une taxe transport qui va augmenter de 50%, ce n'est pas rien. Sur une entreprise de onze salariés, ça va représenter en moyenne 3.800€ par an. Sachant que sur une entreprise de onze salarié, le chef d'entreprise bien souvent ne se paie pas, ou est sur la base d'un SMIC. Imaginez un peu l'impact d'une telle augmentation en sachant que 98% des entreprises au Pays Basque sont des Тrès Рetites Entreprises".

Dans la lettre adressée à la Communauté d'Agglomération Pays Basque (CAPB), la vingtaine d'organisations souligne que l'Etat est dans une démarche de baisse des impôts pour permettre aux entreprises de regagner de la compétitivité. Mais en Pays Basque, dénonce André Garreta, "nous avons dépassé les taux de croissance imposés par le gouvernement. _Au lieu d'aller rechercher de la ressource dans la fiscalité, on peut aller chercher de la ressource dans les économies_. Lorsque je vois une navette qui circule, où le pilote promène le bateau, vous la voyez là tous les jours, elle circule quasiment vide et il y a un coût énorme sur cette navette là. Elle est vraiment nécessaire?" demande le responsable économique en pointant du doigt la navette "Txalupa" sur l'Adour. "Il faut se poser les bonnes questions", insiste André Garreta.

"Lorsqu'on regroupe huit communautés de communes, deux agglomérations, c'est pour l'efficience, pour faire des économies. C'est pas pour augmenter les budgets. _Je propose qu'il y ait un vice-président chargé des économies à réaliser_,  on peut en faire avant d'aller impacter les entreprises qui n'ont pas besoin de ça en ce moment. Mais pourquoi augmenter les impôts? Les économies, je puis vous dire qu'il y en a. Ça doit se gérer comme une entreprise".  

Réécoutez l'interview d'André Garreta, président de la CCI Bayonne Pays Basque

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