Économie – Social

Année record en 2015 pour la Française des Jeux, boostée par les jeux de grattage

Par Julien Baldacchino, France Bleu jeudi 14 janvier 2016 à 10:13

Les jeux de grattage ont fortement progressé en 2015
Les jeux de grattage ont fortement progressé en 2015 © Maxppp

La Française des Jeux a publié ce jeudi matin son bilan pour l'année 2015, avec une progression de ses ventes de 5,4% sur l'année. Ce sont les jeux à gratter qui ont le plus progressé, avec une hausse des ventes de près de 10%.

Les ventes de la Française des Jeux ont progressé de 5,4% en 2015 : c'est le bilan tiré par l'entreprise publique, qui détient le monopole des jeux de hasard en France. La société a engendré un chiffre d'affaires de 13,7 milliards d'euros, un record. Et elle en a reversé 9 millions aux joueurs, soit 66% des mises. L'Etat, actionnaire majoritaire à 72%, a quant à lui reçu 3,1 milliards d'euros, et les revendeurs 690 millions d'euros. 

La mise moyenne est de 10 euros par semaine pour les 26,3 millions de clients qui ont joué, et le gain record est à attribuer à l'Euromillions, avec 40 millions d'euros. L'ensemble des secteurs de la FDJ est en hausse, avec +3,8% pour les jeux de loterie (et des mises stables sur le Loto), mais surtout un énorme succès des jeux de grattage : en un an, ils ont progressé de 9,6%, notamment grâce à des nouveautés comme "Koh Lanta" ou "Miel d'Or". 

Moins de points de vente, le numérique en hausse

Les paris sportifs ont aussi augmenté avec 2,3 milliards d'euros misés, soit une hausse de 14%, et ce malgré l'absence d'événements internationaux dans le football en 2015. Seul l'Euromillions est en baisse de 11%, à cause d'un "plus faible niveau du jackpot qu'en 2014". 

Le réseau de distribution, pour sa part, "continue à pâtir de difficultés sectorielles dans la presse et le tabac" : le nombre de points de vente est en baisse : 31.900 en 2015, contre 35.800 en 2010. Inversement, les ventes numériques sont en hausse, avec une hausse de 19% sur l'année pour les bornes installées dans les commerces et les sites et applications de FDJ. Mais ce secteur ne représente encore que 4,1% de l'ensemble de l'activité.