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Dossier : Coronavirus Covid-19

Annonces d'Emmanuel Macron sur le confinement : des restaurateurs bretons pas surpris mais inquiets

Les restaurateurs et hôteliers bretons n'ont pas été surpris par les annonces du président de la République, ce lundi 13 avril. Ils ne s'attendaient pas à redémarrer leur activité rapidement mais leur inquiétude concerne la suite, et notamment la saison estivale.

Les restaurants de Vannes ne rouvriront pas le 11 mai.
Les restaurants de Vannes ne rouvriront pas le 11 mai. © Maxppp - Philippe Clément

Le 11 mai comme date de début du déconfinement, pour de nombreux salariés, pour les écoles... Le 11 mai, comme une fin de tunnel pour beaucoup. Mais pas les restaurateurs, les hôtels et les bars. Eux, comme les cinémas, resteront fermés jusqu'à nouvel ordre. Là dessus, pas de surprise pour les professionnels bretons du secteur. 

"On s’y attendait," confirme Karim Khan, le directeur de l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (Umih) en Bretagne. "On ne sait pas quand on va pouvoir rouvrir, ni dans quelles conditions". 

Avec un déconfinement le 11 mai, on peut peut-être rouvrir quinze jours ou un mois après.

Mais, pour lui, une réouverture trop anticipée serait même néfaste. "L’important, c’est qu’on éradique ce virus, et qu’il n’y ait pas de réplique après. Parce que si on recommence trop tôt, ce serait pire pour nous de fermer à nouveau dans quelques mois", poursuit-il. "Avec un déconfinement le 11 mai, dans le meilleur des cas on peut peut-être rouvrir quinze jours ou un mois après", projette Bruno Kerdal, propriétaire du Brit'hôtel à Theix (Morbihan) et du restaurant La Fleur de Sel.

Saison estivale compromise

Pour autant, même avec une ouverture en juin, la saison estivale s'annonce déjà compromise, entre départs en vacances qui risquent d'être plus rares, et chute des réservations. "On sait très bien que cet été, on ne verra pas un touriste étranger. Le mois de juillet sera, je pense, très compliqué", juge Bruno Kerdal. 

Le Morbihannais se raccroche au maintien des événements culturels bretons. Comme Emmanuel Macron a annoncé que les festivals ne pourraient avoir lieu jusqu’à la mi-juillet, les Vieilles Charrues, à Carhaix (16-19 juillet), paraissent compromises. En revanche, Bruno Kerdal a de l'espoir pour le Festival interceltique de Lorient (7-16 août). "S'il devait être annulé, cela serait un sacré coup dur pour le Morbihan", soupire-t-il. Ça fait travailler toute la région lorientaise, et même jusqu’à Vannes". 

Un président pas vraiment rassurant

Sur le volet économique, les deux patrons prévoient des suites difficiles pour les entreprises du secteur. Et le discours d'Emmanuel Macron n'a pas rassuré Karim Khan. "Des charges vont être supprimées, mais lesquelles ? Il aurait été intéressant d’aller plus loin. Si le président a voulu rassurer… Il n’a pas rassuré…. L’inquiétude est très grande". Et d'en appeler à l'Etat, pour un "plan massif de soutien, et ensuite un plan massif de relance". 

Au bout d’un moment, ça ne tombe pas du ciel.

Bruno Kerdal lui, pointe du doigt les banques et assurances. "S’il n’y a pas d’obligation, ce ne sont pas les banques qui vont nous courir après, pense-t-il. Il faut une pression des autorités pour qu’elles avancent. Le discours, ce soir, c’est de dire qu’on a besoin de tout le monde". Le patron d'hôtel et de restaurant demande aussi des efforts aux salariés. "Peut être qu’il faudra faire des concessions, reporter des congés, faire plus d’heures. Tenir compte du fait que pendant deux à trois mois, on est resté à la maison, et qu’on avait un revenu d’assuré. Au bout d’un moment, ça ne tombe pas du ciel". 

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