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Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Annonces de Macron : le président de la CPME de Lorraine appelle les gilets jaunes à "se mettre autour de la table"

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Michaël Zenèvre, président en Lorraine de la Confédération des petites et moyennes entreprises, retient du discours d'Emmanuel Macron l'idée d'un "débat national et local pour revoir l'ensemble des choses". Pour lui, il s'agit "d'une chance" de créer "un nouveau modèle, plus juste".

Emmanuel Macron à la télé le 10 décembre 2018
Emmanuel Macron à la télé le 10 décembre 2018 © Maxppp -

Il était très attendu, il a duré environ treize minutes : le discours d'Emmanuel Macron, ce lundi, déroule des mesures destinées à répondre à la colère des gilets jaunes. Hausse du SMIC de 100 euros par mois - ou plutôt de la prime d'activité, ce qui était prévu mais en plusieurs fois, suppression de la hausse de la CSG pour les retraités qui touchent moins de 2.000 euros par mois, défiscalisation des heures supplémentaires ou encore "prime exceptionnelle de fin d'année" pour les "entreprises qui le peuvent", mais pas de suppression de l'impôt sur la fortune, par exemple. 

Si déjà là, Macron arrive à trouver de l'argent, il peut encore faire mieux !" - Une gilet jaune mosellane

Ni les gilets jaunes, ni l'opposition, ne sont convaincus par ces annonces. "C'est pas pour nous aider qu'il fait ça, c'est pour apaiser, ce qui ne marche pas du tout", "si déjà là, il arrive à trouver de l'argent, il peut encore faire mieux", "on lâche rien", voilà quelques-unes des réactions des gilets jaunes mosellans, rencontrés ce lundi soir sur le rond-point de la Zac d'Augny.

On est en train de tuer nos commerces de proximité. Et ça bénéficie à qui ? Aux multinationales d'Internet qui elles, vont continuer à faire des ventes." - Michaël Zenèvre, président de la CPME en Lorraine

Le président de la CPME en Lorraine, Michaël Zenèvre, invité de la rédaction ce mardi, lui, considère que ce discours "apporte des réponses". Pour lui, le retour à la défiscalisation des heures supp', mesure mise en place par Nicolas Sarkozy et supprimée par François Hollande, est une bonne chose. La prime exceptionnelle et exonérée de charges aussi, "quand on a des résultats, il est normal qu'on redonne des moyens à nos salariés." Mais Michaël Zenèvre prévient : "toutes les entreprises ne vont pas pouvoir la donner. Regardez les commerces qui n'ont quasiment plus d'activité pendant les fêtes ! (...) On est en train de tuer nos commerces de proximité. Et ça bénéficie à qui ? Aux multinationales d'Internet qui elles, vont continuer à faire des ventes."

Plus de 1300 salariés mosellans visés par des mesures de chômage technique

Car selon lui, le mouvement des gilets jaunes fait beaucoup de mal aux PME. "Notre économie est à l'arrêt : on a des commerçants qui commencent à fermer leurs portes, à licencier," poursuit Michaël Zenèvre. En Moselle, la Direccte, la direction des entreprises, du travail et de l'emploi, a reçu une vingtaine de demandes de placement en chômage partiel. Une douzaine a été validée, ce qui concerne 1 364 salariés. "Donc, il faut savoir dire stop et se mettre autour de la table, martèle celui qui dit "comprendre certaines revendications des gilets jaunes(...) mais quand on entend les réactions, on se dit que c'est un puits sans fin et que ça ne s'arrêtera jamais."

C'est un moment historique !" - Michaël Zenèvre

Pour Michaël Zenèvre, l'un des éléments les plus importants de ces annonces, c'est le fait de "lancer un débat national et local, pour revoir l'ensemble des choses : la baisse des impôts, la dépense publique, la réforme de l'Etat (...) C'est un moment historique ! Les corps constitués, mais également tous les citoyens, pourront participer à ce débat. Je pense qu'on a une chance devant nous, trois mois, c'est pas la fin du monde. Il faut qu'on crée un nouveau modèle économique et social, plus juste."

Michaël Zenèvre, invité de la rédaction de France Bleu Lorraine

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