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Économie – Social

APIdays : les abeilles à l'honneur dans l'Indre

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Par , France Bleu Berry

La 10è édition des APIdays commence ce jeudi et dure jusqu'à samedi un peu partout en France. L'occasion de mettre en lumière les abeilles et le métier d'apiculteur. À Prissac, dans le sud-ouest de l'Indre, Hervé Oizon produit par exemple 12 tonnes de miel par an, grâce à 700 ruches.

Hervé Oizon est apiculteur récoltant à Prissac, dans le sud-ouest de l'Indre.
Hervé Oizon est apiculteur récoltant à Prissac, dans le sud-ouest de l'Indre. © Radio France

Prissac, France

Happy comme heureux en anglais ou Api comme apiculture ! C'est la fête des abeilles à partir de ce jeudi : la 10è édition des APIdays dure jusqu'à samedi. Comme chaque année, cet événement permet de mettre en lumière les abeilles et le métier d'apiculteur grâce à des activités organisées un peu partout en France. À Prissac, dans le sud-ouest de l'Indre, par exemple, Hervé Oizon produit du "Miel de Brenne". Il a installé 700 ruches sur l'ensemble de la région Centre-Val-de-Loire, ce qui lui permet de récolter en moyenne 12 tonnes de miel chaque année.

Un catalogue avec dix miels différents

Comme beaucoup d'agriculteurs, Hervé Oizon dépend des aléas climatiques. En temps normal, la récolte du miel commence le 1er mai et dure jusqu'à mi-août. La météo capricieuse ralentit un peu le travail de cet apiculteur récoltant : les abeilles fuient la pluie et le vent. "Quand vous avez un petit coup de vent, vous imaginez la taille d’une abeille qui revient chargée de nectar ou de pollen, elle va être déstabilisée : c’est comme un avion, vous n’avez pas d’avion qui va se  poser sur une piste ou sur la porte d’entrée d’une ruche avec du vent ou de la pluie", compare Hervé Oizon.

Les pots de miel sont étiquetés sur place, à Prissac, avant d'être envoyés en moyennes et grandes surfaces où ils vendus pour 90 % d'entre eux. - Radio France
Les pots de miel sont étiquetés sur place, à Prissac, avant d'être envoyés en moyennes et grandes surfaces où ils vendus pour 90 % d'entre eux. © Radio France

Il s'attend à avoir une récolte un peu moins importante que l'année dernière mais reste optimiste. Il a su s'adapter grâce à un catalogue de dix miels différents : acacia, ronce, sarrasin ou encore châtaignier. "Cela nous permet d'avoir encore 8 produits disponibles même si nous avons une récolte défavorable", explique l'apiculteur qui vend en moyenne 25000 pots de miel par an. Chaque année, il augmente son cheptel d'abeilles de 10%. De plus en plus d'enseignes font appel aux apiculteurs. Récemment, Hervé Oizon a par exemple installé sept ruches au pied du Leclerc situé à Saint-Maur, dans la zone Cap sud.

Hervé Oizon a une préférence pour le miel de châtaignier "assez granleux avec de l’amertume qui fond sur la langue et descend dans la gorge". "Je suis apiculteur et pas médecin mais pour les gens qui ont un mal de gorge ou une trachéite en fin de saison ou début de printemps, le miel de châtaignier, c’est l’idéal", assure-t-il, en souriant.