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Économie – Social

Apprenti hier, patron aujourd’hui à Pouilly-en-Auxois, Guillaume Froment plaide pour l’apprentissage

dimanche 27 mai 2018 à 20:10 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

C’est une voie de formation qui souffre d’une mauvaise image. Pourtant, on peut réussir par la voie de l'apprentissage. C'est le cas de Guillaume Froment, patron d'une menuiserie à Pouilly-en-Auxois.

Guillaume Froment dans l'atelier de sa menuiserie à Pouilly-en-Auxois
Guillaume Froment dans l'atelier de sa menuiserie à Pouilly-en-Auxois © Radio France - Jacky Page

Pouilly-en-Auxois, France

Trop souvent, l’apprentissage a la réputation d'une voie de secours pour jeunes en échec scolaire. Mais on peut faire une belle carrière par le biais d’une formation en alternance. Exemple avec Guillaume Froment, fils d'agriculteur, taraudé à l'âge de 14 ans par l'envie de devenir menuisier, et aujourd'hui patron de la menuiserie de l'Auxois à Pouilly-en-Auxois. À 30 ans, il emploie 4 ouvriers, 1 secrétaire et deux apprentis. 

L'apprentissage pour acquérir les bons gestes

« Je suis passé par la voie de l’apprentissage. Je trouve ça beaucoup plus intéressant que la phase lycée. L’avantage qu’on a, c’est qu’on fait beaucoup de pratique. Au lycée on apprend beaucoup de théorie, et au moment d’arriver sur un poste, on ne va pas forcément avoir les gestes ». Pour lui, un bon apprenti doit avoir la passion de son métier et ne pas être avare de son temps et de ses efforts : « aujourd’hui, ce que je propose à mes apprentis, le soir après leurs heures de travail, ou les vendredis après-midi, quand ils ne travaillent pas, c’est de rester pour s’entraîner, pour faire par exemple un assemblage. Tant qu’il n’est pas bien réalisé, il faut continuer. C’est comme ça qu’on apprend ». Et c’est de cette manière-là que lui-même a pu perfectionner ses gestes professionnels.

Un parcours au-delà du CAP

Il ne s’est pas non plus contenté d’un CAP, en enchaînant avec un BEP d'agencement chez un cuisiniste, suivi d'un brevet professionnel, puis un BAC pro études et économie de la construction. Un accident de moto viendra interrompre sa formation, mais la passion du métier reste intacte. Il y a 7 ans, il reprend l'affaire de son premier patron à Thoisy-le- Désert avant de s'installer à Pouilly-en-Auxois. La Menuiserie de l'Auxois est aujourd’hui une jeune entreprise qui fait son bonhomme de chemin et envisage une extension. Guillaume Froment peut être fier d'être en mesure de travailler à la réfection des huisseries de monuments historiques, comme les châteaux d'Eguilly et de Sainte-Colombe-en-Auxois.

S'il a un conseil à donner aux apprentis, c'est de ne pas vouloir aller plus vite que la musique : « le problème de beaucoup de jeunes, c’est qu’ils veulent aller trop vite. Ils voudraient déjà savoir fabriquer une fenêtre avant d’apprendre à corroyer un morceau de bois. Ils veulent aller trop vite, du coup ils loupent des étapes, et après ils se découragent ».