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Plan social chez Nokia : les salariés de Lannion préparent la riposte

L'intersyndicale (CFDT, CGT et CFE-CGC) a organisé un tout premier rassemblement, ce mardi matin, 24 heures après l'annonce de la suppression de 402 postes au sein du site Nokia de Lannion.

L'intersyndicale de Nokia Lannion, lors d'un rassemblement de salariés
L'intersyndicale de Nokia Lannion, lors d'un rassemblement de salariés © Radio France - Thomas Lavaud

La mobilisation commence chez Nokia Lannion. Ce mardi matin, au lendemain de l'annonce de la suppression future de 402 des 772 emplois, l'intersyndicale a organisé un tout premier rassemblement de salariés. Quelque centaines de personnes y ont répondu. 

Le cynisme de Nokia pointé du doigt

La colère ne masquait pas une évidente stupeur. Bernard Trémulot de la CFDT, le syndicat majoritaire, a pointé le "cynisme" du groupe finlandais, dont l'annonce intervient au moment où s'achève l’engagement sur le maintien de l'emploi pris au moment de la reprise d'Alcatel Lucent, en 2016. Une époque où Nokia pensait faire de la France un pôle recherche et développement, particulièrement touché par le plan social de cette année.

Il regrette une "décision violente" et promet une "riposte", balayant l'argument voulant que Nokia serait financièrement en difficulté.

On nous a dit qu'on travaillait très bien en télétravail, que la productivité était peut-être meilleure que si nous étions sur site (...) aujourd'hui, on nous dit que tout est fini, que tout part en Hongrie parce que c'est moins cher. - Une salariée du service "order management"

Présents, le maire de Lannion, Paul Le Bihan, et le président de Lannion Trégor Communauté, Joël Le Jeune, ont aussi critiqué le comportement de l'équipementier télécom. Ce dernier s'est adressé aux 200 personnes embauchées ces dernières années : "Refus, dégoût. Il y a une trahison de l'entreprise."

Joël Le Jeune en appelle à la Région pour intervenir, comme dans le dossier de la Fonderie de Bretagne.

Une manifestation en juillet

Cette première matinée avait pour but de mobiliser des salariés très majoritairement en télétravail en ce moment. Et pour qui le temps est compté. La procédure pourrait débuter dès le 6 juillet.

Avec 772 salariés, Nokia est le troisième employeur de Lannion, après l'hôpital et Orange.

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